Le plus beau jour de votre vie avec AlessParis !

L’été est sans aucun doute la saison des mariages par excellence, car se dire oui sous un soleil radieux quoi de plus romantique !

Déjà vous vous imaginez, en ce jour si spécial, au bras de votre amoureux, éblouissante dans la robe de vos rêves tandis que vos demoiselles d’honneur se pressent tout autour de vous et que vos invités vous admirent comme jamais…

Et si ils vous admirent ainsi c’est parce que votre robe de mariée est tout simplement sublime. Mais où a-t-elle bien pu dégoter une robe de mariage aussi jolie se disent-ils tout bas ? Vous souriez, devinant leurs pensées. Vous vous interrogez, garderez-vous votre secret pour vous où le partagerez-vous ?

Et vous décidez de le partager…

Alors au milieu des pétales de roses et des confettis, vous leur murmurez tout bas  : « AlessParis ».

– AlessParis ?! reprennent-ils en cœur.

Et là, vous leur parlez de cette boutique en ligne que vous avez découvert, ce site web spécialisé dans la robe de cérémonie qui propose un large choix de robes de mariée, de robes de demoiselle d’honneur, de robes pour mariage, de robes de cérémonie pour enfant et d’accessoires de mariage.

Et le bouquet, c’est le prix ! Car vos invités le savent, votre budget mariage n’était pas celui d’une princesse… Mais heureusement, chez AlessParis, on peut trouver une robe de mariée pas cher, sur-mesure, sans pour autant sacrifier la qualité des matériaux.

Pour vos invités, s’en est trop, il faut qu’ils voient ça de leur propres yeux ! Ils dégainent alors leur smartphone et se rendent fébrilement sur www.alessparis.fr. Et là, des photos toutes plus belles les unes que les autres leur sautent aux yeux !

 

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Robe de mariée princesse

 

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Robe de mariée courte

 

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Robe de mariée dentelle

 

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Robe de mariée vintage

Robe demoiselle d’honneur

 

Robe de soirée enfant

 

Et vous, que diriez-vous d’aller faire un tour chez AlessParis, histoire de vous en mettre plein les yeux ?!

 

 

 

 

Un jour à la fois et pas davantage

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Que dire ? Qu’écrire ? Mes lèvres restent serrées l’une contre l’autre. Mes doigts sont comme engourdis.

L’air ambiant est si noir quand mes poumons cherchent désespérément un air bleu. L’air est si froid que mon corps peine à trouver un peu de chaleur.

Mon regard fouille l’horizon, anxieux, tandis qu’à mes yeux perlent quelques gouttes salées.

Dans ma tête, des images que j’essaie de chasser comme autant de cauchemars qui viendraient me hanter. Des « pourquoi ? », des « comment ? », des « jusqu’à quand ? » tournent sans cesse dans ma tête me donnant le tournis et la nausée par dessus le marché !

Que vous dire ?

Je souffre pour lui, pour elle, pour eux, pour toi.

Mes mots me paraissent si dérisoires face à l’innommable que je crains de les laisser jaillir de mon cœur endolori. Pourtant, on dit que, parfois, les mots guérissent, alors peut-être le pourront-ils…

A l’heure où j’écris ces quelques lignes, j’entends les oiseaux chanter et le hennissement du tout jeune poulain qui paît près de sa mère dans le pré d’à côté. De ma fenêtre, je vois le ciel bleu parsemé de légers nuages qui taquinent les rayons du soleil me faisant envisager quelques gouttes de pluie pour bientôt. La nature est belle, paisible, sereine. Elle me fait du bien.

Et puis, mon regard se pose sur l’écran noir. Il suffirait que d’une pression du doigt j’ose appuyer sur l’interrupteur pour que le charme soit rompu, pour que la réalité brutale me gifle et me réveille d’un rêve si doux. Pourtant, je ne rêve pas. La nature belle et généreuse est bien réelle. Elle est là, juste derrière la baie vitrée.

Quel contraste ! J’ai l’impression d’être dans une bulle de savon aux couleurs de l’arc-en-ciel qu’essaieraient d’atteindre d’horribles individus munis de battes de baseball. A tout instant, l’explosion et la chute sont à craindre…

Oui, pas toujours facile de rester optimiste. Mais je m’y efforce envers et contre tout ! Un jour à la fois et pas davantage…

Prenez soin de vous les amis❤

 

Il y a ceux qui donnent et ceux qui prennent

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Donner. Quel joli mot ! Donner de soi, de son temps, de son énergie, de son argent. Donner sans intérêt. Donner par amour, amitié ou humanité. Donner simplement, sans arrière pensée.

Il y a des gens comme ça. Des gens pour qui donner est aussi naturel que dormir ou manger. Pour qui donner rend à la vie tout son sens.

On se sent attiré vers ces personnes. On est si bien en leur compagnie ! D’ailleurs, bien souvent, elles ne manquent pas d’amis. Et c’est logique, ne préfère-t-on pas, en effet, la générosité à l’égoïsme  ?!

Et puis, il faut le dire, ce qui est rare a un attrait bien particulier. Ors à l’heure du  » moi d’abord  » ou même du  » moi épicétout « , ceux qui donnent attirent forcément.

Ils attirent ceux en quête d’authenticité, ceux qui croient encore que l’homme peut être foncièrement bon, quand il veut. Mais ils attirent aussi d’autres gens… Des gens sans scrupules, des gens avides de prendre, sans reconnaissance aucune, pour qui tout don devient un dû. Ces personnes-là sont des opportunistes toujours à l’affût de ce que l’autre peut leur rapporter. Ils ne sont pas dans le partage, le don, la reconnaissance ou la gratitude, non, ils sont davantage dans la demande, la plainte, la critique, le mécontentement et l’insatisfaction.

Personnellement, je les sens à mille lieux, ceux qui prennent, et je les fuis pour ma propre survie.

Car ceux qui donnent peuvent s’épuiser, se décourager et se sentir désabusés parfois… Ils ne sont pas dupes et savent reconnaître les profiteurs ingrats qui sont là tant que ça peut leur rapporter mais qui disparaissent bien vite dès qu’un service leur est demandé aussi urgent soit-il !

On peut avoir de l’amour plein notre musette et y puiser pour en distribuer avec largesse jour après jour. Mais pour ne pas épuiser ce contenu si précieux, un besoin impérieux de retour se fait quelques fois sentir. Oui, une certaine réciprocité est nécessaire pour assouvir le besoin d’amour commun à tout être humain. L’amour qu’on reçoit de l’autre on peut ensuite le redistribuer et ainsi de suite…

Mais la vie est plus compliquée…

Alors on essaye tant bien que mal de ne rien attendre des autres… On essaye de continuer à donner même si notre musette peine parfois à se regonfler. Et ces efforts ne sont pas vains car donner rend toujours plus heureux que prendre !

Vous repassez, vous ?!

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Dans mes souvenirs d’enfance, je revois souvent ma maman en train de repasser. Je la vois dans sa chambre ou dans le bureau, devant sa table à repasser, un nuage de vapeur l’enveloppant doucement tandis qu’une odeur caractéristique s’échappe jusqu’à moi.

Elle repassait des heures durant. Tout y passait jusqu’aux draps, mouchoirs, et serviettes de toilette. Ça n’avait pas l’air de l’embêter. Elle s’échinait à la tâche de façon machinale. Quelques fois, dans un souci de nous apprendre – à nous les enfants –  le partage des tâches ménagères, elle nous demandait de repasser les pièces les plus faciles comme les mouchoirs et les serviettes de table ou de toilette.

Les années ont passé, et aujourd’hui encore, elle consacre plusieurs heures par mois à repasser.

Mais pour moi, il en va tout autrement ! Hors de question de passer tout mon temps de libre à repasser. Quelle drôle d’idée que de repasser des serviettes de toilette, sans parler des draps qui seront froissés, de toute façon, dès la première nuit passée dedans ! Quant aux mouchoirs et aux serviettes de table, le problème a été vite réglé… merci au papier !

Alors bien sûr, il y a tout un tas de vêtements qui méritent quand même un bon repassage surtout quand ils sont faits de lin ou de coton. Pour ceux-là, je fais l’effort. Alors, pour me faciliter la tâche, je fais particulièrement attention à leur essorage et à leur étendage. Et puis, une centrale vapeur c’est vachement mieux…

Il m’arrive même, quand je n’ai vraiment pas envie ni de temps à consacrer au repassage, de mettre mes vêtements sur cintre sans qu’ils soient passés par la case repassage. Ils y passeront quand je souhaiterais les porter, je prendrais alors quelques brèves minutes pour les défroisser.

Au début, je culpabilisais un peu de ne pas m’adonner à cette tâche aussi souvent que ma chère maman. Mais après avoir discuté avec nombre de mes amies, je me suis rendu compte que beaucoup d’entre elles faisaient la même chose ! Du coup, envolée la culpabilité ou la honte…

Les temps changent, les emplois du temps aussi et nos habitudes quotidiennes évoluent en fonction.

Et vous, qu’elles sont vos habitudes en matière de repassage ?!

 

Ne pas déserter la vie, jamais !

Je pense, je dis... mais je ne fais pas toujours

On vit un peu, beaucoup, à la folie.
Et on meurt aussi.

On boit son café, les yeux plein de sommeil, quand ailleurs d’autres s’éteignent sans plus d’éveil.

Pourquoi le noir et le rouge quand on souhaite le blanc et le rose ?

Sentir ses tripes se tordre soudain sous la douleur de l’autre. Cet autre qu’on ne connaît pas mais dont on imagine sans mal la grande détresse.

Quand nos sourires s’effacent, quand nos larmes coulent et que nos cœurs battent trop vite. Quand la peur s’immisce en nous tel un poison. Eux aujourd’hui. Nous demain ?

Et pourtant y croire encore, toujours. Croire que l’amour peut tout emporter.

Rester courageux. Aller à un concert, boire un café en terrasse, prendre l’avion ou le métro, ne pas déserter la vie, jamais.

On se courbe sous la détresse comme le roseau plié sous la violence du vent, puis on se redresse de tout son être quand survient l’accalmie qu’on souhaite durable.

Et on réalise alors combien la vie est précieuse et qu’il ne faut pas la gaspiller. Que nos proches, nos amis sont nos biens les plus chers et qu’il faut en profiter tant qu’on les a. Leur dire qu’on les aime, là, maintenant, sans attendre. Se réconcilier, se rapprocher, se serrer dans les bras et s’embrasser pour vivre intensément et sortir ainsi victorieux de ce combat contre la terreur.

Ne pas s’inquiéter outre mesure pour demain, car demain est un autre jour et à chaque jour suffit sa peine…

Je vous embrasse très fort❤

Un week-end aigre-doux

La cloche retentit comme une délivrance ce matin-là. Le week-end était enfin arrivé ! J’aimais l’école mais il ne fallait pas abuser. A un moment donné, il fallait savoir fermer livres et cahiers pour enfourcher mon vélo et me laisser enivrer par le bon air frais de ce début de printemps. Je m’empressai donc de ranger mes affaires, dégringolai les escaliers et saluai mes camarades d’un geste rapide de la main.

Au portail, j’attendis en trépignant mon petit frère dont la classe n’était pas encore sortie. Quand je le vit enfin apparaître, j’eus l’impression qu’il marchait encore plus lentement que d’habitude, un vrai escargot.

– Allez, dépêche-toi, lui lançai-je, il faut encore passer récupérer la petite !

J’avais dix ans. Aînée de trois enfants, je me voyais régulièrement confier par mes parents de nombreuses responsabilités dont celle de veiller sur mon frère et ma sœur sur le chemin de l’école. Je prenais toujours mon rôle très au sérieux. Me sentant investie d’un certain pouvoir, je n’hésitais pas à donner des ordres quand le besoin s’en faisait sentir. Dociles, mon frère et ma sœur m’obéissaient sans rechigner.

Je m’apprêtais à rejoindre l’école maternelle quand j’entendis une voix m’appeler. Surprise, je tournai la tête et vis ma mère qui était là, sur le trottoir, me faisant de grands signes. « Incroyable, maman est venue chercher la petite ! » me dis-je tout bas. « C’était bien la première fois… » Mon père était là, lui aussi, assis au volant de la voiture, attendant que la famille soit au complet pour pouvoir démarrer.

Une fois dans la voiture, ma mère se tourna vers nous et nous dit :

– Nous ne rentrons pas à la maison. Papa et moi, nous allons vous déposer chez Martine. Elle vous gardera pour le week-end.

– Chouette ! On s’amuse toujours trop bien chez elle ! Mais vous, vous allez où ? m’écriai-je.

– Nous allons voir papi et mamie.

– Mais pourquoi on ne peut pas venir les voir avec vous ?

– Papi est malade, il est à l’hôpital. Il a besoin de repos.

– Ah… Vous lui ferez plein de gros bisous de ma part, n’est-ce pas ?! J’espère qu’il guérira très vite !

– Oui, nous le lui dirons.

Au bout d’un quart d’heure de route, nous arrivâmes  chez Martine qui nous accueillit les bras grands ouverts. Ce que j’aimais particulièrement dans sa maison, c’était la bibliothèque. Jamais, je n’en avais vu une aussi immense que celle-ci ! Des livres, des livres et encore des livres. Il y en avait partout. Mon week-end s’annonçait encore plus intéressant que prévu me dis-je, inconsciente des nuages noirs qui se profilaient à l’horizon.

Le samedi se passa donc de façon forte agréable. L’après-midi, profitant du temps clément, nous jouâmes dehors. Puis, une fois le soir venu, les jeux de société vinrent s’empiler sur le tapis bien moelleux du salon. Enfin, avant de monter me coucher, je choisis une bande-dessinée de Tintin pour livre de chevet, bien décidée à finir cette journée hors du commun en beauté.

Le lendemain matin, je me levai tôt. Une fois mon petit-déjeuner avalé, j’allai m’habiller tout en pensant à mes parents qui commençaient à me manquer un peu. Puis vers dix heures, le téléphone retentit dans la grande maison. J’entendis Martine répondre puis m’appeler.

– Tiens, ma chérie, c’est ta maman, elle veut te parler, me dit-elle en me tendant le combiné.

– Allô, maman, c’est toi ?!

– Oui, ma grande, c’est maman. Comment vas-tu ? Et ton frère ? Et la petite ? Vous êtes sages au moins ?

– Mais oui, tout va bien ! Et papi, il va mieux ?

– … Oui, il n’a plus mal maintenant…

– Quand est-ce qu’on pourra aller le voir tous ensemble ?

– … Tu sais, ma grande, papi n’est plus là… Mais on le reverra… On le reverra dans le Paradis…

– …

– Sois courageuse, ma grande fille, et ne dis rien à ton frère et à ta sœur, c’est d’accord ?

– … D’accord…

– Allez, ne t’inquiète pas, on revient vous chercher très vite. Gros bisous à tous les trois.

– Bisous.

Je rendis le combiné à Martine d’une main tremblante et m’enfuis me réfugier dans ma chambre.

Je voulus laisser libre cours à mes larmes que j’avais déjà bien assez retenues afin de ne pas faire de la peine à ma mère, au téléphone. Mais j’eus peur d’être surprise pas mon frère et ma sœur qui ne comprendraient pas mon état d’âme. Pourtant j’avais tant de peine. Mon cœur était si lourd. Et cette douleur au niveau de l’estomac, comme si j’avais reçu un coup de poing qui m’aurait pliée en deux.

Alors, j’allai me cacher. Entre le mur et le lit, par terre, je m’assis, me recroquevillant sous le poids d’un secret beaucoup trop lourd pour moi. Là, à l’abri des regards, je pleurai amèrement. « Pourquoi me l’avoir dit au téléphone ? Pourquoi ne pas avoir attendu d’être prêt de moi ? J’aurai tant besoin d’être consolée. » Pour une fois, j’aurais bien troqué ma place d’aînée pour celle de cadette ou de benjamine. Mais c’était trop tard. Je savais maintenant. J’étais au courant. Et je ne devais rien dire. Ne rien laisser voir. Que mon frère et ma sœur puissent passer un bon week-end était tout ce qui importait maintenant.

Alors, reniflant  et essuyant mes larmes du revers de la manche, je me remis sur les pieds, respirai un grand coup, prête à affronter ma nouvelle responsabilité pour le bien des plus petits.

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Crédit photo http://www.ivanne-s.fr

Une punition qui tourne bien

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Cette année-là, ils avaient dû se donner le mot. Peut-être était-ce un acte de rébellion contre l’autorité parentale, une bravade juste pour tester leur réaction. Dans tous les cas, les résultats étaient là, étalés sur la table de la cuisine sous les yeux ahuris des parents. Le facteur les avait déposés dans la boîte aux lettres le matin même.

La grande de seize ans, habituellement bonne élève, redoublait sa classe de 2nde, sans avoir la possibilité de faire appel de la décision du conseil de classe. Le cadet, lui, redoublait sa 5ème. Quant à la petite dernière, elle passait de justesse. Il était clair, aux yeux des parents, que leurs enfants avaient faits de cette année scolaire une année sabbatique.

Il fallait agir. Leur faire passer le goût des mauvaises notes était primordial ! Ils en discutèrent donc en couple et, à la fin de la semaine, leur décision était prise.

Chaque été, pour les vacances, la famille avait coutume de partir camper dans des campings tout confort. Une année à la mer, une année à la montagne, toujours dans des endroits très touristiques, fourmillant d’animations pour les petits et les grands. Mais cet été-là, il en irait autrement, décidèrent-ils. Pour leur punition, ils iraient dans un camping municipal à Besançon.

Quand les enfants apprirent la destination de leurs vacances, leurs visages s’allongèrent sous l’effet de la déception. Ils se mirent à bouder tout en maugréant des termes inintelligibles. Mais les parents tinrent bon et bientôt la caravane fut prête à être tractée.

Le voyage se passa dans un silence pesant. Les enfants se demandaient à quoi ils allaient pouvoir occuper leurs journées une fois arrivés dans cette ville dont ils avaient vaguement entendu parler, tandis que les parents, eux, espéraient que cette expérience leur serve de leçon et les incite à travailler davantage à l’école dès la rentrée prochaine.

Une fois arrivés sur leur emplacement de camping, ils s’affairèrent à monter la caravane et le haut-vent dans lequel ils installèrent la chambre pour le cadet. Ensuite, ils s’attaquèrent au montage de la tente pour les deux filles. Quand ils eurent terminé, ils firent le tour du camping pour voir où ils allaient passer les deux prochaines semaines. Les parents furent ravis, ce qu’ils découvrirent contribuait largement au bon fonctionnement de leur plan de discipline. Les enfants, eux, n’en furent que plus moroses.

Les jours qui suivirent furent d’un ennui mortel. Rien ne se passait dans ce camping. Les journées se ressemblaient toutes et paraissaient si longues !

Et puis, un beau matin vit apparaître un drôle de trio. Drôle pour les enfants, un peu moins drôle pour les parents. Un jeune homme, sa compagne et leur chien, un énorme berger allemand. Tout de noir vêtus, ils arrivèrent dans un bruit assourdissant, juchés sur leur moto, une 125, tractant une petite remorque fait de bric et de broc dans laquelle trônait leur meilleur compagnon, la langue au vent.

Ils plantèrent leur tente de fortune dans l’emplacement voisin du leur et commencèrent leur petite vie estivale. Ce qui plaisait particulièrement aux enfants, c’était de les voir, chaque matin, devant leur tente, s’entraîner au nunchaku, cette arme d’art martial constituée de deux bâtons reliés par une chaîne. Leurs nouveaux voisins faisaient preuve d’une dextérité à couper le souffle. Pendant que les enfants les regardaient avec des yeux émerveillés, impressionnés, les parents fronçaient les sourcils, inquiets. L’enthousiasme des enfants monta encore en intensité quand ils se virent proposer de s’essayer à la manipulation de cette arme incroyable. Le jeune homme au blouson noir s’improvisa donc professeur de nunchaku et s’il avait dû donner des notes aux progrès de ses trois élèves celles-ci auraient atteint des sommets tant leur motivation était grande.

Les parents, de leur côté, essayaient tant bien que mal, de les éloigner de ce qu’ils appelaient de « mauvaises fréquentations ». Ils en vinrent même à changer leur plan en prévoyant une journée de canoë sur le Doubs ainsi que des visites de lieux historiques. Mais leur rapprochement avec le drôle de trio allait encore se faire plus intime.

Un soir, il se mit à pleuvoir sans discontinuer jusqu’au petit matin. Les vertes étendues du camping se changèrent, en l’espace d’une nuit, en immenses flaques de boue.  Heureusement, la caravane, la chambre d’haut-vent et la tente des filles étaient d’excellente qualité si bien que toute la famille resta bien au sec malgré les assauts de la nature. Mais pour le drôle de trio, il en fut bien autrement. Leur tente s’effondra et ne fut plus qu’une masse informe de tissu mouillé et boueux, les laissant transis et sans-abri. Le couple de motard décida donc de demander asile à la famille aux pieds secs qui ne pût refuser, par humanité, de leur venir en aide. Ils s’entassèrent donc tous les sept dans la caravane et installèrent le chien dans le haut-vent. Les enfants étaient ravis. Ils riaient, excités à la pensée de passer encore plus de temps aux côtés de ce couple à la drôle d’allure.

Au fil des heures, les parents se déridèrent et se mirent à sourire devant les blagues et les anecdotes hors du commun de ce couple inattendu. Ensemble, ils prirent leur repas et décidèrent de les loger pour la nuit suivante. L’ambiance était simple et agréable, sans prise de tête. Ça faisait du bien de partager ces moments tous ensemble. Les vacances, après tout, c’était ça, la rigolade, les surprises, les rencontres.

Le lendemain, le temps ne s’améliorant pas, et le camping manquant de devenir un immense lac, la famille et le couple de motard décidèrent de plier bagages et d’écourter leur séjour. Chacun s’affaira, de son côté, au nettoyage et au rangement de leurs affaires. Quand tout fût prêt pour le départ, ils décidèrent, d’un commun accord, de se suivre jusqu’à l’entrée de l’autoroute afin de retarder leur séparation. Puis, le moment de se dire adieu arriva. Alors, grands signes de la main, klaxons, et sourires éclatèrent de part et d’autre.

La voiture pris de la vitesse. Dans la lunette arrière, les enfants ne quittèrent pas des yeux leurs nouveaux amis jusqu’à ce qu’ils disparaissent à l’horizon. Puis, ils se retournèrent, s’assirent confortablement dans la voiture, heureux.

Ils n’avaient jamais passé d’aussi bonnes vacances !

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Crédit photo coupdepouce.com