Travailler pour vivre et non vivre pour travailler

Une journée de novembre magnifique
Ce matin déjà, en voyant les rayons du soleil inonder les pièces de la maison,
je me suis dit que la journée promettait d’être particulièrement agréable.
Quel plaisir d’ouvrir grand les fenêtres, afin de respirer l’air vivifiant de la campagne !
Le soleil me donne toujours du coeur à l’ouvrage, j’en ai donc profité…
Et puis, une envie de balade m’a prise et sitôt le repas de midi avalé, en pull, jean et baskets,
nous voilà partis, mon mari et moi, pour une petite heure de marche.
En sortant de notre lotissement, nous nous retrouvons très rapidement sur de petits chemins qui serpentent à travers des champs où habituellement  paissent tranquillement des chevaux.
Aujourd’hui, nous n’en rencontrerons qu’un…
Un banc surplombant la vallée nous invite bientôt à nous prélasser au soleil, 
jambes allongées, yeux fermés, le visage offert au soleil…
Et puis, rassasiés d’oxygène, nous reprenons la route du retour,
les yeux brillants, le sourire au lèvres, et les joues roses.
Arrivés à la maison, nous nous asseyons autour d’un verre et papotons
Mais me direz-vous, nous sommes jeudi, un jour de semaine,
comment se fait-il que nous ne sommes pas au travail ?
Et c’est là où réside toute la beauté de l’histoire
Il y a quelques années de cela, mon mari et moi avons pris une décision
qui a bouleversée notre quotidien :
travailler pour vivre et non vivre pour travailler.
Certes, nous savions que nous courrions alors le risque
de passer pour des extra-terrestres
aux yeux des personnes pour qui le travail est un accomplissement en soi.
Mais nous étions prêts à sortir de ces cases
dans lesquelles le système dans lequel nous vivons veut nous faire entrer de gré où de force.
Oui, nous n’en pouvions plus d’être constamment
pressés, surmenés, débordés, surchargés…
Combien de fois, nous sommes nous croisés dans les escaliers,
nous souhaitant une bonne journée, mon mari rentrant du travail, moi m’y rendant ?
Non, ce n’était plus possible !
Ce n’était pas ainsi que nous imaginions la vie de couple, la vie de famille
Alors prenant notre courage à deux mains,
nous avons revu nos priorités,
opéré des changements en réduisant, entre autres, notre temps de travail,
désireux de trouver un meilleur équilibre entre
d »une part le travail et d’autre part la vie de famille, le repos, la détente…
Nous étions déterminés à ne plus avoir un mode de vie essentiellement basé
sur le travail et la consommation.
Non, la vie est trop précieuse.
D’ailleurs, a-t’on déjà entendu une personne sur son lit de mort dire :
« Ah, si seulement j’avais passé plus de temps au travail !  » ?
Et puis, il est de notoriété publique que le surmenage chronique est la source de bien des maux :
– dépression,
– épuisement,
– stress,
– maladies cardiaques,
– obésité,
– relations tendues,
– accidents du travail,
– burn out…
Non, vraiment rien ne nous fera revenir sur cette décision.
Quelques fois, il faut savoir sortir des chemins battus…
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10 réflexions sur “Travailler pour vivre et non vivre pour travailler

  1. Je crois que la est l'essentiel de la vie. Mais entre l'intention et la pratique, il y a souvent un fosse, que vous avez reussi a franchir. Bravo Karine!

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  2. ça fait bien longtemps que ce sujet m'interpelle ; pour ma part, j'aime travailler (moi aussi j'ai fait le choix de limiter « mon temps » sur mon lieu de travail) mais je n'aime pas l'environnement professionnel et ses nombreuses contraintes sources de stress ! Tout va trop vite dans notre société ! Alors que nous pourrions être tout aussi productifs ; ) et efficaces sans ce paramètre « vite, vite, vite ». Grand merci à vous pour avoir pris le temps d'écrire ce très intéressant billet !
    Aline, extra terrestre comme vous

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  3. Bravo pour votre décision et l'intelligence de s'écouter et de vivre plutôt que de vouloir correspondre à une société qui ne cesse de nous attirer dans ces pièges.
    Ralentir et prendre le temps de vivre sont les plus grandes et belles décisions que nous pouvons prendre pour accélérer la guérison de l'humanité et prendre soin de nous,des autres de la Planète.
    Isha heureuse de vivre comme vous.
    Et merci d'être venue voir ma page.

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  4. Ça me rend rêveuse…
    J'ai un métier qui me permet de travailler n'importe où, pourvu que j'aie un ordinateur et une bonne connexion Internet, et je ne suis clairement pas une citadine. Malheureusement, je suis enchaînée à l'école !!! Vivre à l'étranger avec de grands enfants (2 au collège et 2 au lycée), c'est être tributaire des structures françaises disponibles. Alors, je prends mon mal en patience !

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