Le syndrome de la page blanche et son remède.

Je viens de vivre une nouvelle expérience. Une expérience que j’aurais préféré ne jamais connaître tellement elle m’a vidé (c’est le cas de le dire…).
Le 03 octobre dernier, j’étais toute heureuse de vous annoncer les un an de mon blog et, pour l’occasion, de vous inviter à participer à un concours. En regardant les statistiques de mon blog, je me suis aperçue, qu’en une année, j’ai publié 144 articles, ce qui représente un peu plus de 2 articles chaque semaine. J’ai trouvé que ce rythme n’était pas si mal au vu de mon emploi du temps et de ma vie de famille.
Mais depuis que cette étape a été franchie, je ne sais pas ce qui m’arrive… enfin si, je sais… je crois bien avoir fait connaissance avec cet étrange phénomène dit  » de la page blanche « . Vous savez, ce blocage psychologique qu’on appelle  » le blocage de l’écrivain «  ?! Certains pourraient penser qu’il s’agit d’un mythe. Et bien non, maintenant je peux le dire haut et fort, il s’agit bel et bien d’un problème réel et concret. Quelque part c’est rassurant, car comme dirait mon cher papa :  » A chaque problème, il y a une solution. Il suffit seulement de trouver la bonne !  » Me voilà donc partis en quête d’un remède à ce mal paralysant.
Crédit photo Pinterest

J’ai commencé par apprivoiser ce phénomène barbare et à en apprendre davantage sur lui.

          * J’ai compris comment il se manifeste :
Tu es là devant ton écran d’ordinateur, devant une page d’un blanc éclatant, tu as les doigts sur le clavier, le stylo à la main et… tu bug ! Tu n’arrives pas à écrire ne serait-ce qu’un mot. Tes idées sont complètement éparpillées aux quatre coins de ton cerveau qui ne sait plus où donner de la tête. Tu ne sais pas par quoi commencer, quoi sélectionner et tu bloques.
          * J’ai ressenti les émotions qu’il engendre :
Anxiété, angoisse, sentiment d’incompétence, d’impuissance, de culpabilité, impression de piétinement. Se sentir fatiguée, vidée sans même avoir tapé une lettre.
          * J’ai appris quels en sont les facteurs aggravants :
– le perfectionnisme : s’imposer des règles trop rigides, se mettre la pression, avoir des objectifs trop élevés…
– la procrastination : mal gérer son temps, avoir des difficultés à se mettre à la tâche, remettre au lendemain…
– la peur de l’échec : avoir un sentiment d’incompétence, d’infériorité…
– l’autocensure : penser ne pas progresser assez, n’être pas assez bon…
          * Et enfin, le plus intéressant à mon avis, j’ai découvert la solution :
La solution réside dans cette simple expression :
   » L’écriture est une action ! « 
C’est-à-dire qu’on ne doit pas attendre que l’inspiration tombe du ciel sans rien entreprendre. Non, bien au contraire, il faut agir, réagir, aller à sa rencontre.
A la maison : en surfant sur internet, en lisant des blogs, des livres, des magazines…
A l’extérieur : en allant au musée, au café, au restaurant, au cinéma ou bien en allant se promener dans la nature…
Toutes ces actions de la vie quotidienne peuvent devenir sources d’inspiration et nous libérer par la même occasion de cette prison aux murs blancs.
Crédit photo Pinterest

Et comme le diront de nombreuses bloggueuses que je connais bien, il y a deux choses essentielles qui ne doivent jamais nous quitter, qui doivent nous suivre partout… un calepin et un stylo ! Quelque que soit l’endroit où nous sommes, dégainons-les vite à la moindre idée qui pourra faire, peut-être un jour, le thème d’un nouveau billet pour notre plaisir, et ce qui est le plus important, pour le plaisir de nos chers lecteurs.

Alors, si toi aussi, tu vis cette pénible expérience de la page blanche, surtout ne baisses pas les bras ! Mais souviens-toi :  » l’écriture est une action ! « 
Avez-vous connu cet état ? Comment y avez-vous fait face ?
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20 réflexions sur “Le syndrome de la page blanche et son remède.

  1. Bonjour ! Je connais bien ce syndrome de la page blanche. Je suis d'accord avec toi sur le fait qu'il faut aller à sa rencontre et ne pas attendre que ça nous tombe dessus. Il faut essayer encore et encore ! Je pense que ça en vaut vraiment le coup 🙂

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  2. Je crois qu'on passe tous un jour ou l'autre par cette phase là et c'est dur, c'est comme faire face au néant. Il y a un auteur Irlandais qui écrit qu'il faut sortir de soi, de chez soi, pour trouver cette inspiration qui nous fait défaut. J'y crois. Ce n'est pas en restant et en se morfondant devant la page blanche que les choses vont bouger.
    Heureuse de te lire à nouveau Karine et de voir que tu as trouvé la clé pour sortir de cette zone inconfortable!
    Grosses bises

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  3. Mon blog est plus jeune que le tien (environ 4 mois) et pourtant je peux te dire que j'ai ce syndrome toutes les semaines. A chaque fois, je suis face à mon écran, je n'ai rien à dire, rien, qui à mes yeux, vaille la peine d'être partagé…et comme tu le dis si bien, à partir de là, je me torture. Je suis frustrée. Je « panique ». Dans mon cas, c'est surtout la peur de décevoir, de ne pas pouvoir offrir « mieux » que ce que j'ai déjà offert. Surtout qu'en ce moment, j'ai déjà envie de donner une autre tournure à mon blog…je suis tes conseils, je lis, j'explore…mais rien n'y fait. Je n'arrive pas à trouver un angle, je n'arrive pas à saisir plus de deux phrases :/

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  4. Je comprends tout à fait ton état d'esprit. J'ai beaucoup de choses à écrire mais ça ne sort pas ! je fais des billets courts de la vie quotidienne sans trop raconter ma vie car j'ai peur de me confier totalement sur le net. « L'écriture est une action » est une phrase parfaite pour résumer tout cela !

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  5. Oui, l'écriture est une action. Parfois, quand on est trop perfectionniste, il faut juste s'autoriser à tout balancer pêle-mêle sur le papier, sans contrôle. Il sera toujours temps de trier par après…
    Bises Karine. J'espère que ça va mieux, maintenant ?

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  6. J'ai une longue liste d'articles à écrire sauf que souvent, je n'ai pas envie de les écrire et je trouves à chaque fois d'excellentes excuses pour ne pas m'y mettre !
    Du coup, je dirais que c'est par période. Il y à des semaines ou je vais en écrire 1 par jour et dans ce cas, faire du stock pour les semaines où je n'ai absolument pas envie d'écrire…
    Par contre, quand je me force, l'article est toujours mauvais et je pars du principe que je tiens un blog pour le plaisir alors, je laisse venir comme ça vient…

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  7. Ahhhhhhh ! LE problème de chacun d’entre nous qui nous nous targuons de jouer avec les mots, trouver l'enchaînement qui conduira à des phrases.
    Pour moi c'est le premier mot et la première phrase qui mettent un petit peu longtemps à venir, mais après je suis bavarde. La peur de la page blanche par contre jamais, papa était journaliste je l'ai trop vu faire. Il allait faire autre chose, du travail manuel souvent, et lorsqu'il revenait il s'asseyait derrière sa machine et ça frappait dur sur les touches. Je fais comme lui, mais moi je vais au jardin, je tripote, désherbe, arrose et puis au bout d'une heure je rentre et l'article « tombe » sur la page.
    J'ai besoin d'ordonner d'abord et ensuite j'écris.
    Mais comme dit Herbio'tiful il faut absolument que cela reste du plaisir.

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  8. Je ne me sens pas vraiment concernée car je ne suis pas douée pour l'écriture ! Mais ça m'arrive par contre de devoir faire un article et de ne pas du tout savoir par quel bout le prendre …!
    Mais ouf j'ai eu peur que tu nous dises que tu arrêtais tout ….Aaaah nan hein !!
    Gros gros bisous ma Karinette !

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  9. Coucou, ça m'arrive souvent, j'ai envie d'écrire tellement de choses que je n'arrive pas à mettre les choses en place dans ma tête et alors je bug….Alors, je commence à écrire tout ce qui me passe par la tête pour un article puis je rassemble mes idées petit à petit afin de mettre mon article en forme, mais parfois je suis vraiment paumée et je ne sais pas comment je vais y arriver…

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  10. Je suis un mauvais écrivain donc je n'écris pas et donc je ne connais pas…

    Je me demandais où tu étais et je comprends mieux ton silence de quelques jours.
    Je crois que toute experience est bonne à vivre,même si elle n'est pas forcément très agréable et angoissante sur l'instant.
    Mais je vois que tu as pu finalement en tirer quelque chose.
    J'irai même plus loin,cela t'a permis de mieux te connaître. As tu refléchi au pourquoi de ce perfectionnisme? Pourquoi cette tendance à procrastiner?
    Je te parle de ces 2 choses car je les connais très bien et ça peut un peu nous gâcher l'existence. Peut-être faudrait-il travailler sur ces tendances? Je pose des questions,j'aime bien questionner, désolée.
    Gros bisous!

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  11. Je souffre régulièrement de ce syndrome donc ton billet me parle directement…Un de mes poussins (jeune homme de lettres) me motive toujours en me disant que la l'écriture, c'est la combinaison de codes !!! Il en a de bonnes lui ! je lui demanderais d'écrire un article sur une plante qu'il n'a jamais vue ni touchée, il serait capable de me pondre une oeuvre littéraire juste grâce à ses codes…Mais, moi, sa mère, je suis régulièrement touchée par le syndrome de la page blanche. Je suis rassurée de voir que je ne suis pas seule dans cette pâleur 🙂 J'adore ton article Karine ! Gros gros bisous de début de week-end !

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  12. A mon avis, le meilleur moyen est de laisser passer « la crise » qui généralement ne dure pas trop longtemps…. sauf si on a un billet à pondre pour le lendemain.
    Seul moyen en ce cas : apprendre à gérer son temps (très difficile) et ne pas attendre le dernier moment pour s'atteler à la tâche (toujours plus facile à dire qu'à faire).
    Avoir, comme tu l'as dit, un crayon et un carnet pour noter à tout moment.
    A bientôt

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  13. un sujet bien traité, ton article est très pertinent.
    Pour moi il est important d'avoir son esprit en éveil tout le temps de capter et noter les débuts d'idées, de connaitre ses propres heures de création : le jour la nuit ? le matin, le soir..

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  14. Bonjour Karine,
    super article où je me retrouve.
    J'écris un livre et depuis quelques mois, c'est le vide total!!
    J'ai pourtant tout en tête, mais ça ne sort pas!
    Les sujets de posts sont très nombreux mais faut-il qu'ils le soient au détriment de la qualité?
    Bonne journée, et ne tkt pas, ta plume devrait revenir.
    Bisous Karine

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  15. Un article bien ficelé en tous cas, meme si tu étais en panne d’inspiration:).
    Il faut en effet être actif pour écrire, c’est bien pour cela que j’aime bloguer car cela me pousse à sortir, à visiter, à tester, à découvrir des endroits, des expos…. dont je pourrai vous parler sur mon blog. 🙂

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  16. bonjour
    2tant en trains d’écrire mon tous premier livre j’ai depuis plusieurs jour le syndrome de la page blanche, aucun idée ,ni inspiration de bloque incapable de me concentre et vidée rien qu’a regarde l’écran je cherche désespéreraient une solution mais rien …Je perd espoir .
    Mais grâce a vous je me dit que je dois reprendre courage ,
    Merci.

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