La résilience ou l’art de rebondir

Qui aujourd’hui peut dire qu’il n’a vécu aucun traumatisme au cours de sa vie ? Peu de monde, malheureusement…

Mais sommes-nous voués à l’échec, à la tristesse, à la dépression pour autant ? Non et heureusement !

Je viens de découvrir, et d’enrichir mon vocabulaire par la même occasion, un terme porteur d’espoir qui me touche particulièrement :

 

la résilience.

Source Pinterest

 

Qu’est-ce que c’est ?

Selon Boris Cyrulnik, psychothérapeute, c’est « l’art de naviguer dans les torrents ». C’est la capacité à surmonter, à triompher d’un ou plusieurs traumatismes. C’est réussir à vivre et à se développer positivement malgré l’adversité.

Quelques fois, on se demande comment est-ce possible de se relever d’un truc pareil ? On se dit que c’est impossible. Et pourtant le malheur n’est pas une destinée, on peut toujours s’en sortir, se remettre des pires situations. Et même, quelques fois, de la souffrance peut naître le meilleur, comme si on avait soudain la capacité à rebondir plus haut après une épreuve.

On parle souvent du stress post-traumatique et de ces symptômes invalidant, mais il existe aussi la croissance post-traumatique qui, elle, comme son nom l’indique, est beaucoup plus positive. Elle se manifeste souvent par :

– une plus grande appréciation de la vie,

– un changement de priorité,

– des relations plus intimes et chaleureuses avec les autres,

– la reconnaissance de nouvelles possibilités ou capacités.

 

Source Pinterest
Source Pinterest

 

La résilience permet donc au regard de se tourner vers l’avenir au lieu de se focaliser sur le passé. La question « Pourquoi moi ? » devient « Que faire maintenant ? »

Mais comment développer de la résilience ?

Et bien, il faut tisser des liens car des relations humaines chaleureuses et un attachement plus profond envers ses proches, son conjoint, constituent une source essentielle de résilience.

 

Mais voici quelques livres pour en savoir davantage à ce sujet :

« Un merveilleux malheur » de Boris Cyrulnick, Editions Odile Jacobs, 1999.

« La résilience à quel prix ? » de Michel Hanus, Editions Maloine, 2001.

« Plus fort que la haine » de Tim Guénard, Presses de la Renaissance, 1999.

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25 réflexions sur “La résilience ou l’art de rebondir

  1. On fait de la télépathie ou quoi ?!!! Ton article est totalement en lien avec celui que je m’apprête à publier ce matin. Je retrouve bien toutes les étapes que tu décris. Le seul truc, c’est que moi j’ai traité ça d’un point de vue honteusement egocentrique – que j’assume 🙂
    Bises Karine.

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  2. J’aime énormément ton billet Karine, comme tu peux t’en douter. C’est un joli mot qui parle à beaucoup d’entre nous je pense. La vie est faite de ces moments incertains ou nos vies basculent, même contre notre gré et ce qui est beau c’est l’énergie avec laquelle nous nous remettons debout, prêts à écrire une nouvelle page.
    MERCI.

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  3. Ah la résilience ! Un sujet qui est souvent traité en para-médical. J’ai eu droit à quelques stages pour aider les patients a aller de l’avant et il est vrai que Boris Cyrulnik est LE maître incontesté de ce sujet.
    Mais tu sais, ce n’est pas donné à tous de pouvoir aller de l’avant et certains ne peuvent tout simplement pas. J’ai appris lors de mes stages que c’est une force d’avoir ce pouvoir et que les personnes qui l’ont sont capables de « digérer » beaucoup de mauvaises passes dans leur vie.
    Bises

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    • Oh merci infiniment pour ce précieux témoignage, Sabina ! Je pense en effet que cette force n’est malheureusement pas le lot de tous… Mais quand on la possède on peut escalader les plus hautes montagnes. Il faut essayer de la développer… Bisous et merci encore pour ton com !

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    • oula bug d’ordi toutes mes excuses!

      je disais j’adore la citation tirée de Pinterest!
      Il n’est jamais facile d’accepter un coup dur mais une fois qu’on a passé le cap et qu’on s’en sort on ne peut qu’être fier de soi et du chemin accompli!

      Belle soirée à toi bisous

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  4. Boris Cyrulnik avait entre autres choses remarqué ceci , avec beaucoup d’étonnement : Très souvent, les victimes de plusieurs événements traumatiques très lourds et dont l’histoire était tellement sordide que l’on se demandait comment elles tenaient encore debout, se disaient « avoir de la chance ».

    Et je crois que cela illustre au mieux la capacité de résilience de l’humain.
    Même accablé par la douleur, le chagrin, l’angoisse, ou la honte, il est parfaitement possible, pour chacun et chacune, de trouver un moyen de se dire « Dans mon malheur, j’ai de la chance parce que…. ».
    On n’en est pas capable tous les jours, à tout moment. Mais on peut libérer ces ressources si l’on sait qu’elles sont en nous 🙂 !

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