Une punition qui tourne bien

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Cette année-là, ils avaient dû se donner le mot. Peut-être était-ce un acte de rébellion contre l’autorité parentale, une bravade juste pour tester leur réaction. Dans tous les cas, les résultats étaient là, étalés sur la table de la cuisine sous les yeux ahuris des parents. Le facteur les avait déposés dans la boîte aux lettres le matin même.

La grande de seize ans, habituellement bonne élève, redoublait sa classe de 2nde, sans avoir la possibilité de faire appel de la décision du conseil de classe. Le cadet, lui, redoublait sa 5ème. Quant à la petite dernière, elle passait de justesse. Il était clair, aux yeux des parents, que leurs enfants avaient faits de cette année scolaire une année sabbatique.

Il fallait agir. Leur faire passer le goût des mauvaises notes était primordial ! Ils en discutèrent donc en couple et, à la fin de la semaine, leur décision était prise.

Chaque été, pour les vacances, la famille avait coutume de partir camper dans des campings tout confort. Une année à la mer, une année à la montagne, toujours dans des endroits très touristiques, fourmillant d’animations pour les petits et les grands. Mais cet été-là, il en irait autrement, décidèrent-ils. Pour leur punition, ils iraient dans un camping municipal à Besançon.

Quand les enfants apprirent la destination de leurs vacances, leurs visages s’allongèrent sous l’effet de la déception. Ils se mirent à bouder tout en maugréant des termes inintelligibles. Mais les parents tinrent bon et bientôt la caravane fut prête à être tractée.

Le voyage se passa dans un silence pesant. Les enfants se demandaient à quoi ils allaient pouvoir occuper leurs journées une fois arrivés dans cette ville dont ils avaient vaguement entendu parler, tandis que les parents, eux, espéraient que cette expérience leur serve de leçon et les incite à travailler davantage à l’école dès la rentrée prochaine.

Une fois arrivés sur leur emplacement de camping, ils s’affairèrent à monter la caravane et le haut-vent dans lequel ils installèrent la chambre pour le cadet. Ensuite, ils s’attaquèrent au montage de la tente pour les deux filles. Quand ils eurent terminé, ils firent le tour du camping pour voir où ils allaient passer les deux prochaines semaines. Les parents furent ravis, ce qu’ils découvrirent contribuait largement au bon fonctionnement de leur plan de discipline. Les enfants, eux, n’en furent que plus moroses.

Les jours qui suivirent furent d’un ennui mortel. Rien ne se passait dans ce camping. Les journées se ressemblaient toutes et paraissaient si longues !

Et puis, un beau matin vit apparaître un drôle de trio. Drôle pour les enfants, un peu moins drôle pour les parents. Un jeune homme, sa compagne et leur chien, un énorme berger allemand. Tout de noir vêtus, ils arrivèrent dans un bruit assourdissant, juchés sur leur moto, une 125, tractant une petite remorque fait de bric et de broc dans laquelle trônait leur meilleur compagnon, la langue au vent.

Ils plantèrent leur tente de fortune dans l’emplacement voisin du leur et commencèrent leur petite vie estivale. Ce qui plaisait particulièrement aux enfants, c’était de les voir, chaque matin, devant leur tente, s’entraîner au nunchaku, cette arme d’art martial constituée de deux bâtons reliés par une chaîne. Leurs nouveaux voisins faisaient preuve d’une dextérité à couper le souffle. Pendant que les enfants les regardaient avec des yeux émerveillés, impressionnés, les parents fronçaient les sourcils, inquiets. L’enthousiasme des enfants monta encore en intensité quand ils se virent proposer de s’essayer à la manipulation de cette arme incroyable. Le jeune homme au blouson noir s’improvisa donc professeur de nunchaku et s’il avait dû donner des notes aux progrès de ses trois élèves celles-ci auraient atteint des sommets tant leur motivation était grande.

Les parents, de leur côté, essayaient tant bien que mal, de les éloigner de ce qu’ils appelaient de « mauvaises fréquentations ». Ils en vinrent même à changer leur plan en prévoyant une journée de canoë sur le Doubs ainsi que des visites de lieux historiques. Mais leur rapprochement avec le drôle de trio allait encore se faire plus intime.

Un soir, il se mit à pleuvoir sans discontinuer jusqu’au petit matin. Les vertes étendues du camping se changèrent, en l’espace d’une nuit, en immenses flaques de boue.  Heureusement, la caravane, la chambre d’haut-vent et la tente des filles étaient d’excellente qualité si bien que toute la famille resta bien au sec malgré les assauts de la nature. Mais pour le drôle de trio, il en fut bien autrement. Leur tente s’effondra et ne fut plus qu’une masse informe de tissu mouillé et boueux, les laissant transis et sans-abri. Le couple de motard décida donc de demander asile à la famille aux pieds secs qui ne pût refuser, par humanité, de leur venir en aide. Ils s’entassèrent donc tous les sept dans la caravane et installèrent le chien dans le haut-vent. Les enfants étaient ravis. Ils riaient, excités à la pensée de passer encore plus de temps aux côtés de ce couple à la drôle d’allure.

Au fil des heures, les parents se déridèrent et se mirent à sourire devant les blagues et les anecdotes hors du commun de ce couple inattendu. Ensemble, ils prirent leur repas et décidèrent de les loger pour la nuit suivante. L’ambiance était simple et agréable, sans prise de tête. Ça faisait du bien de partager ces moments tous ensemble. Les vacances, après tout, c’était ça, la rigolade, les surprises, les rencontres.

Le lendemain, le temps ne s’améliorant pas, et le camping manquant de devenir un immense lac, la famille et le couple de motard décidèrent de plier bagages et d’écourter leur séjour. Chacun s’affaira, de son côté, au nettoyage et au rangement de leurs affaires. Quand tout fût prêt pour le départ, ils décidèrent, d’un commun accord, de se suivre jusqu’à l’entrée de l’autoroute afin de retarder leur séparation. Puis, le moment de se dire adieu arriva. Alors, grands signes de la main, klaxons, et sourires éclatèrent de part et d’autre.

La voiture pris de la vitesse. Dans la lunette arrière, les enfants ne quittèrent pas des yeux leurs nouveaux amis jusqu’à ce qu’ils disparaissent à l’horizon. Puis, ils se retournèrent, s’assirent confortablement dans la voiture, heureux.

Ils n’avaient jamais passé d’aussi bonnes vacances !

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Crédit photo coupdepouce.com
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Je dis d’abord non, et après oui…

« NON », « OUI », deux petits mots. Trois lettres seulement chacun, dont une en commun. Deux mots qui se choquent et s’opposent. L’un fait grise mine, l’autre sourit à la vie.

Si vous aviez à choisir entre les deux, vers lequel iriez-vous ? Attendez, je crois que j’ai deviné… Le « OUI », n’est-ce pas ?! Oui, je suis bien d’accord, le « OUI » est décidément plus agréable à prononcer et à entendre. Il est même plus joli à écrire, vous ne trouvez-pas ? Ses semblables sont aussi largement appréciés : « absolument », « certainement », « d’accord », « ok », « bien sûr »…

« OUI » et « NON » deux petits mots qui paraissent si simples, si banales. Et pourtant, à l’usage tout se complique, un vrai casse-tête !

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Il y a ceux qui disent « OUI » tout simplement.

Il y a ceux qui disent « OUI » et finalement « NON ».

Il y a ceux qui disent « NON » définitivement.

Il y a ceux qui disent d’abord « NON » et après « OUI ».

Certains doivent apprendre à dire « NON ».

D’autres doivent apprendre à dire « OUI ».

Dans quelle catégorie vous placez-vous ?!

Moi, je crois bien que je suis du genre à dire d’abord « NON » et après « OUI ». C’est comme si le « NON » me donnait le temps de la réflexion. C’est comme s’il me protégeait d’un engagement que je pourrais regretter ou ne pas tenir.

Je déteste les regrets, je ne supporte pas de ne pas tenir parole. Alors si je me suis engagée avec un « OUI », je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour assumer. Mais il arrive, quelques fois, que je sois obligée de faire marche arrière et de revenir sur ma parole, et ça, je n’aime pas, mais vraiment pas ! Alors je dis « NON » quitte à me faire, d’abord, passer pour une fille pas bien sympa.

Ensuite, je réfléchis. Et dans la plupart des cas, je finis par dire « OUI ». Un « OUI » mûrement réfléchi ! En général, on ne m’en veut pas… Je crois qu’il est toujours plus facile d’entendre un « OUI » après un « NON » que l’inverse, ne pensez-vous pas ?!

Enfin, le problème avec cette façon de faire c’est que ça perd en spontanéité, et ça c’est dommage, je trouve. Alors la dernière catégorie me concerne aussi… Je dois apprendre à dire « OUI »…

Du travail en perspective…

 

 

La piste du bonheur

C’était une autre époque. Une époque pas si lointaine, mais une autre époque tout  de même. C’était au temps des bals musette, des bals en plein air. Qu’est-ce que j’aimais en rencontrer un, posé là, au détour d’une rue piétonne, tels une parenthèse, un grain de folie dans les rouages bien réglés d’une vie beaucoup trop sérieuse !

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Elisabeth Kate Photography

Entre un père militaire, plus enclin à donner des ordres que des baisers, et une mère au foyer, plus prompt à dégainer le martinet que le bâton de sucre d’orge, je ressemblais parfois à ces poupées de porcelaine toujours sages et bien mises, les yeux grand ouverts, mais incapables de bouger.

Il m’arrivait souvent de me demander s’ils s’aimaient ces deux là. Etait-il possible de s’aimer sans geste tendre ou mot doux ? Pourquoi ne se prenaient-ils jamais dans les bras, ne se tenaient-ils jamais la main ? Ces questions dansaient dans ma tête me rendant un peu anxieuse et cela d’autant plus quand je les surprenais en train de s’adonner à leur passe-temps favoris : la dispute.

Quand j’étais couchée, le soir, dans mon lit aux barreaux blancs et boules dorées, j’entendais leurs éclats de voix. Je ne comprenais pas ce qu’ils se reprochaient l’un l’autre, mais mon imagination allait bon train, si bien que le matin, quand je descendais les escaliers afin de rejoindre ma maman pour le petit-déjeuner, j’entendais déjà les mots tant redoutés : « Papa et moi, on divorce ».

Pourtant ces mots, je ne les entendis jamais. Mon imagination me jouait des tours et c’était tout.

Mais voilà pourquoi j’aimais tant les bals et autres pistes de danse. Ils avaient un pouvoir extraordinaire, celui de rapprocher les gens, les couples, les parents.

De multiples fois, j’avais pu observer la comédie qui se jouait devant moi en ces occasions bénies. Mon père, tout d’abord, fidèle à lui-même, s’efforçait de rester indifférent face à l’agitation bonne enfant qui l’entourait soudain. Mais l’éclat subit de ses yeux, l’ébauche d’un demi-sourire et un léger frémissement de tout son corps le trahissaient sans laisser la moindre place au doute. Son envie de s’élancer sur la piste était  palpable. Quant à ma mère, la question ne se posait même pas. Il suffisait de la voir regarder les couples danser, puis d’observer son visage tendu vers celui de mon père, pour deviner ce qui allait se passer.

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Photo trouvée sur http://www.oncewed.com

D’un même mouvement, ils se tournaient alors vers moi, m’ordonnaient de ne pas bouger, et s’élançaient enfin vers la piste du bonheur. Regarder mon père, ma mère sur les talons, se frayer un chemin parmi la foule rassemblée était, pour moi, un moment d’une rare intensité. Ce qui était drôle, c’était de voir ma mère marcher sur la pointe des pieds, en sautillant, devenue subitement aussi légère qu’une plume. C’était comme si, elle se serait alléger d’une lourde carapace qu’elle aurait déposée à mes pieds s’octroyant un plaisir tant fugace que réparateur.

Une fois sur la piste, mon père prenait les rennes menant la danse d’une main de maître. Ses gestes étaient vifs, fermes et précis. Entre ses mains, ma mère tournoyait d’un côté puis d’un autre, ses longs cheveux dessinant des arabesques étranges. C’était beau, touchant. Pour moi, c’était rassurant. J’étais fière d’eux. Ils formaient le plus joli couple de la terre.

A mes pieds, gisaient leurs carapaces que j’aurais souhaité soulever  pour les jeter au fin fond de la Meuse qui passait pas bien loin. Mais celles-ci étaient si lourdes ! Alors, l’espace d’une danse, je décidais de les ignorer, bien décidée à me délecter de ce moment précieux qui, j’en étais convaincue, resterait gravé longtemps dans ma mémoire, très longtemps même…

 

 

Tout dépend de mon état d’esprit

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Je crois qu’on est tous à la recherche du bonheur, ou du moins d’un bonheur relatif.

Certains pensent que c’est l’argent qui permet d’être heureux. Personnellement, je ne le crois pas. Je sais pourtant que l’argent facilite les choses, et que les difficultés financières, elles, les compliquent beaucoup. Mais quand on a plus d’argent, le bonheur est-il toujours au rendez-vous ? Non, pas toujours.

D’autres pensent que le bonheur dépend d’une bonne santé. C’est vrai qu’être en bonne santé contribue largement à profiter au mieux de la vie, et nous évite bien des angoisses. Mais les gens en bonne santé sont-ils pour autant tous heureux ? Non, encore une fois, non.

D’autres encore croient qu’il faut un physique de top modèle pour goûter au bonheur. Là encore, je dis non. Ce bonheur-là est tellement éphémère. Avec les années,  la beauté se fane et que reste-t-il alors ? Il ne reste plus que des photos, souvenirs qui laissent parfois un goût amer.

Pour moi, avoir peu ou beaucoup d’argent, avoir des soucis de santé ou n’être jamais malade, avoir un physique banal ou avantageux ne doivent pas être des critères qui définissent notre rapport à la vie. Je trouverai cela si injuste ! Je m’oppose à l’idée que seuls les riches, seuls ceux qui pètent la forme ou seuls ceux qui sont beaux comme des dieux soient ceux qui puissent connaître le bonheur !

En fait, je suis convaincue que tout dépend de notre état d’esprit, du regard que nous portons sur la vie, sur notre vie. Notre état d’esprit va nous aider soit à atteindre des objectifs, soit à les abandonner. Dans des situations graves, c’est notre état d’esprit qui va nous permettre soit de faire ressortir le meilleur de nous-mêmes, soit le pire.

C’est notre état d’esprit qui va avoir une bonne ou une mauvaise influence sur notre bonheur. C’est pourquoi on doit savoir le maîtriser et ne pas se laisser envahir par des raisonnements ou des pensées négatives.

Le pessimisme enlève l’énergie dont on a besoin pour aller plus loin, pour améliorer une situation ou tout simplement pour supporter une situation compliquée. Je le rejette de toutes mes forces ! Je m’interdis tout état d’esprit négatif bien décidée à me concentrer sur tout le positif qui m’entoure. Et je peux vous dire qu’il y en a du positif autour de nous !

Croire en ses rêves

 

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Se dire qu’après tout pourquoi pas moi ?

Se convaincre qu’on en est capable.

Se voir tel que l’on est vraiment,

pas plus bête qu’un autre.

Croire en soi et en ses capacités.

Ne plus se freiner, jamais.

Ne plus hésiter.

Mais marcher d’un bon pas.

Aller droit devant soi.

Se convaincre du possible.

Ne plus douter.

Donner corps à ses rêves les plus fous.

Voir leurs ombres doucement se matérialiser.

Et ressentir un tressaillement, là, au creux du ventre.

Ne plus vouloir s’arrêter.

Ne plus se retourner.

Mais s’envoler haut, très haut.

Voir les gens, les choses autrement.

Un regard neuf et confiant, bien réglé.

Se libérer de ses chaînes lourdes, si lourdes.

Les entendre tomber au sol, puis les oublier.

Se sentir légère et aimer.

Aimer ceux, près, ou éloignés

Qui tirent vers le haut,

Qui aident à briser les liens.

Pour eux avoir une reconnaissance éternelle.

Ne jamais les oublier

Mais les garder là, bien au chaud, près du cœur

Et leur dire

MERCI !

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Ma sœur, mon improbable amie

Puis-je devenir amie avec ma sœur ?

Pendant longtemps, j’étais persuadée que non. 5 ans d’écart me paraissait énorme.

Plus jeunes, nous n’avions pas les mêmes centres d’intérêts, pas les mêmes amis. Nos goûts en matière de musiques, de films, de livres, de vêtements divergeaient à tous les coups.

Et puis, j’étais l’aînée, elle, la petite dernière. J’avais connu la sévérité et l’autorité implacable de nos parents, elle avait bénéficié de beaucoup plus de souplesse et d’indulgence.

J’étais du genre solitaire, toujours le nez dans les bouquins. Elle était extravertie, toujours les mains occupées à créer. Aux yeux de nos parents, j’étais l’intellectuelle, elle, la manuelle.

Nous avons grandi. Nous nous sommes mariées. J’ai fait le choix de ne pas avoir d’enfant, elle en a fait trois, et si ça ne tenait qu’à elle, elle en aurait encore une ribambelle.

Rien ne pouvait laisser présager qu’une amitié pouvait naître entre nous. Trop de différences, trop d’incompréhension, trop de non-dits semblaient vouloir nous tenir à distance.

Et pourtant…

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Pourtant au fil des années, petit à petit, sans même nous en rendre compte, nous nous sommes rapprochées l’une de l’autre. Est-ce la naissance de mes neveux et mon nouveau rôle de tatie – rôle tant apprécié – qui a contribué à ce miracle ? J’en ai bien l’impression !

Et puis, il y a bientôt 5 ans, j’ai vu ma vie basculer à l’annonce d’un cancer. Aujourd’hui, je suis guérie mais il m’arrive de me demander si cette prise de conscience de la fragilité de la vie n’a pas également contribué à nous rapprocher

Mais ce n’est pas tout. Il y a un an, on s’est vu confié la décoration d’une fête. Et récemment, on a été chargées de la décoration d’un mariage. Il a donc fallu passer beaucoup de temps ensemble pour discuter des projets, mettre nos idées en commun, se mettre d’accord, s’adapter aux idées de l’une et de l’autre… Et aussi étonnant que cela puisse paraître, nous avons aimé ça. Nous avons aimé ces heures passées ensemble à travailler sur un projet commun.

C’était comme si on se découvrait pour la première fois. Au fil des discussions, on s’est aperçu que nous ne sommes pas si différentes en fin de compte. Nous avons bien plus de points en commun que ce qu’on n’aurait pu imaginer.

Ça fait du bien…

Et j’ai aimé la journée d’hier. Notre journée. Rien qu’elle et moi.

Nous avons fait un peu de shopping ensemble. C’est bizarre parce que d’habitude on préfère faire les boutiques seule chacune de son côté. Mais hier, on était comme des gamines à essayer des fringues improbables, à s’échanger nos styles  et à s’étonner mutuellement car tout compte fait son style me va bien et le mien ne lui déplaît pas non plus. D’ailleurs, chose inimaginable il y a dix ans, on s’est acheté les mêmes vestes mais de couleurs différentes !

Et puis, faire du shopping ne nous a pas suffit. On a voulu manger un bout ensemble, alors direction le Mc Do du coin, pour un petit en-cas en tête-à-tête.

Mais une fois notre faim rassasiée, il nous restait encore un peu de temps avant de récupérer les enfants, alors désireuses de profiter à 100 % de notre journée, nous avons été faire une virée chez Etam lingerie.

Ça m’a fait beaucoup de bien.

Ça lui a fait beaucoup de bien.

Et ce matin, quelle a été la première personne à faire sonner mon téléphone ? C’est elle, ma sœur, ma nouvelle amie…

Et vous, qu’en pensez-vous ? L’amitié avec son frère ou sa sœur est-elle possible ?

 

 

Une vie aux couleurs de l’arc-en-ciel

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Quelle sensation étrange…

A nouveau, laisser glisser ses doigts sur le clavier, caresser les touches et lentement presser les lettres pour voir se former des mots sur l’écran blanc.

Reprendre goût…

Timidement, écrire quelques phrases. Laisser s’échapper une impression, un ressenti. Observer l’envol de son état d’âme à travers la blogosphère et se sentir soulager.

Partager enfin…

Après des semaines de repli, se déployer doucement, s’ouvrir et attendre de voir ce qui se passe.

Se sentir en convalescence…

Mais peut-on se remettre de la vie comme on se remet d’une maladie ? Ne dit-on pas que la vie est un présent, un don précieux dont on doit prendre le plus grand soin ?  Alors comment pourrait-on se remettre d’un cadeau ? Et pourtant…

Pourtant, parfois, on dit aussi que la vie ne fait pas de cadeau. C’est vrai, il faut le reconnaître, elle n’est pas toujours rose. Elle serait plutôt aux couleurs de l’arc-en-ciel. Des teintes froides elle peut passer aux teintes plus chaudes et vice-versa.

En fait, je crois que c’est à nous de nous adapter à sa couleur du moment. Même si ce n’est pas la teinte qu’on préfère, on apprend à composer avec. Le plus important c’est de garder les yeux fixés sur ses prochaines couleurs, celles qu’on aime, celles qui viendront tôt ou tard égayer notre quotidien de chaleur et de douceur.

Car tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir…

J’ai toujours imaginé l’espoir en bleu. Or le bleu n’est pas très éloigné de la couleur grise. J’aime donc à penser que quelque soit la période sombre que l’on traverse, l’espoir est là, tout prêt, à portée de mains. Il suffit de bien régler son regard pour l’apercevoir, et attendre patiemment que le nuage se dissipe et qu’enfin la danse des couleurs reprenne !

Et vous, quelle est votre teinte du moment ?