Ne pas déserter la vie, jamais !

Je pense, je dis... mais je ne fais pas toujours

On vit un peu, beaucoup, à la folie.
Et on meurt aussi.

On boit son café, les yeux plein de sommeil, quand ailleurs d’autres s’éteignent sans plus d’éveil.

Pourquoi le noir et le rouge quand on souhaite le blanc et le rose ?

Sentir ses tripes se tordre soudain sous la douleur de l’autre. Cet autre qu’on ne connaît pas mais dont on imagine sans mal la grande détresse.

Quand nos sourires s’effacent, quand nos larmes coulent et que nos cœurs battent trop vite. Quand la peur s’immisce en nous tel un poison. Eux aujourd’hui. Nous demain ?

Et pourtant y croire encore, toujours. Croire que l’amour peut tout emporter.

Rester courageux. Aller à un concert, boire un café en terrasse, prendre l’avion ou le métro, ne pas déserter la vie, jamais.

On se courbe sous la détresse comme le roseau plié sous la violence du vent, puis on se redresse de tout son être quand survient l’accalmie qu’on souhaite durable.

Et on réalise alors combien la vie est précieuse et qu’il ne faut pas la gaspiller. Que nos proches, nos amis sont nos biens les plus chers et qu’il faut en profiter tant qu’on les a. Leur dire qu’on les aime, là, maintenant, sans attendre. Se réconcilier, se rapprocher, se serrer dans les bras et s’embrasser pour vivre intensément et sortir ainsi victorieux de ce combat contre la terreur.

Ne pas s’inquiéter outre mesure pour demain, car demain est un autre jour et à chaque jour suffit sa peine…

Je vous embrasse très fort ❤

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La piste du bonheur

C’était une autre époque. Une époque pas si lointaine, mais une autre époque tout  de même. C’était au temps des bals musette, des bals en plein air. Qu’est-ce que j’aimais en rencontrer un, posé là, au détour d’une rue piétonne, tels une parenthèse, un grain de folie dans les rouages bien réglés d’une vie beaucoup trop sérieuse !

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Elisabeth Kate Photography

Entre un père militaire, plus enclin à donner des ordres que des baisers, et une mère au foyer, plus prompt à dégainer le martinet que le bâton de sucre d’orge, je ressemblais parfois à ces poupées de porcelaine toujours sages et bien mises, les yeux grand ouverts, mais incapables de bouger.

Il m’arrivait souvent de me demander s’ils s’aimaient ces deux là. Etait-il possible de s’aimer sans geste tendre ou mot doux ? Pourquoi ne se prenaient-ils jamais dans les bras, ne se tenaient-ils jamais la main ? Ces questions dansaient dans ma tête me rendant un peu anxieuse et cela d’autant plus quand je les surprenais en train de s’adonner à leur passe-temps favoris : la dispute.

Quand j’étais couchée, le soir, dans mon lit aux barreaux blancs et boules dorées, j’entendais leurs éclats de voix. Je ne comprenais pas ce qu’ils se reprochaient l’un l’autre, mais mon imagination allait bon train, si bien que le matin, quand je descendais les escaliers afin de rejoindre ma maman pour le petit-déjeuner, j’entendais déjà les mots tant redoutés : « Papa et moi, on divorce ».

Pourtant ces mots, je ne les entendis jamais. Mon imagination me jouait des tours et c’était tout.

Mais voilà pourquoi j’aimais tant les bals et autres pistes de danse. Ils avaient un pouvoir extraordinaire, celui de rapprocher les gens, les couples, les parents.

De multiples fois, j’avais pu observer la comédie qui se jouait devant moi en ces occasions bénies. Mon père, tout d’abord, fidèle à lui-même, s’efforçait de rester indifférent face à l’agitation bonne enfant qui l’entourait soudain. Mais l’éclat subit de ses yeux, l’ébauche d’un demi-sourire et un léger frémissement de tout son corps le trahissaient sans laisser la moindre place au doute. Son envie de s’élancer sur la piste était  palpable. Quant à ma mère, la question ne se posait même pas. Il suffisait de la voir regarder les couples danser, puis d’observer son visage tendu vers celui de mon père, pour deviner ce qui allait se passer.

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Photo trouvée sur http://www.oncewed.com

D’un même mouvement, ils se tournaient alors vers moi, m’ordonnaient de ne pas bouger, et s’élançaient enfin vers la piste du bonheur. Regarder mon père, ma mère sur les talons, se frayer un chemin parmi la foule rassemblée était, pour moi, un moment d’une rare intensité. Ce qui était drôle, c’était de voir ma mère marcher sur la pointe des pieds, en sautillant, devenue subitement aussi légère qu’une plume. C’était comme si, elle se serait alléger d’une lourde carapace qu’elle aurait déposée à mes pieds s’octroyant un plaisir tant fugace que réparateur.

Une fois sur la piste, mon père prenait les rennes menant la danse d’une main de maître. Ses gestes étaient vifs, fermes et précis. Entre ses mains, ma mère tournoyait d’un côté puis d’un autre, ses longs cheveux dessinant des arabesques étranges. C’était beau, touchant. Pour moi, c’était rassurant. J’étais fière d’eux. Ils formaient le plus joli couple de la terre.

A mes pieds, gisaient leurs carapaces que j’aurais souhaité soulever  pour les jeter au fin fond de la Meuse qui passait pas bien loin. Mais celles-ci étaient si lourdes ! Alors, l’espace d’une danse, je décidais de les ignorer, bien décidée à me délecter de ce moment précieux qui, j’en étais convaincue, resterait gravé longtemps dans ma mémoire, très longtemps même…

 

 

Cette preuve qui me manquait

Papa, je devrai t’en vouloir et pourtant je n’y arrive pas, car, derrière tes apparences tyranniques, je perçois  une sensibilité à fleur de peau.

Mais, je dois bien le dire, tu m’en as fait baver. Ton comportement, même silencieux, a eu le pouvoir de m’amener au bord de la crise de nerfs. J’ai pleuré et hurlé bien des fois, ressenti de la haine parfois. Je ne te comprenais pas. Tu ne me comprenais pas. Comment l’aurait-on pu nous qui ne nous parlions pas ?

Source Pinterest
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Ton rôle de père s’est, le plus souvent, réduit au fait de ramener la paye à la maison. Tu vas me dire que ce n’est déjà pas si mal et je suis d’accord. Grâce à toi, j’ai eu un toit sur la tête, des vêtements sur le dos, de quoi manger et boire, et même des souvenirs de vacances en camping. Mais un père est-ce seulement cela, un porte-monnaie ? Son rôle n’est-il pas aussi d’apporter amour, affection, soutien moral à ses enfants ? Tu as répondu à mes besoins matériels et physiques et pour ça je t’en suis reconnaissante. Mais as-tu jamais pensé à mes besoins affectifs ?

Dès qu’on parle expression des sentiments et affection, tu t’éclipses, mal à l’aise. Au début, je ne comprenais pas pourquoi tu fuyais devant les marques de tendresses. Et puis, au fil du temps, j’ai compris. La tendresse, les marques d’affection te font peur car tu ne sais comment y répondre, quelle attitude adoptée. C’est comme si tu étais handicapé sur le plan affectif, comme si tu te trouvais devant une porte ouvrant sur un monde extraordinaire, un monde trop beau pour être vrai, mais dont tu ne possédais pas la clé.

De mon côté, j’ai espéré, jour après jour, que tu trouves cette clé qui nous rapprocherait. J’ai rêvé de ta main dans la mienne, d’être assise sur tes genoux, d’être serrée et soulevée dans tes bras, de tes caresses dans mes cheveux, de tes bisous sur mon front. J’ai souvent cru que cette porte ne s’ouvrirait jamais. Désespérée par ce que je croyais être un manque d’intérêt, un manque d’amour, je recherchais ailleurs cette affection, mais je compris très vite que ce n’est pas l’affection d’un garçon qui a le pouvoir de remplacer l’affection d’un père, même si, elle est toute aussi essentielle pour moi.

Je crois que j’ai commencé à voir la porte s’entrouvrir doucement à l’adolescence. En apprenant à décoder tes regards, ton attitude, j’ai entrevue ces sentiments que tu ne voulais pas laisser filtrer. Je devenais une jeune femme, et je devinais que tu me trouvais jolie, que tu étais fier de moi. Comment je m’en suis aperçue ? Je l’ai vu dans ton désir de me prendre en photo. Je l’ai vu dans tes yeux quand cette petite lueur de fierté très caractéristique se mettait à briller lorsque tu me présentais à un collègue de boulot. J’ai ressenti que tu tenais à moi quand, en camping, tu faisais le gué devant ma tente, le soir, de peur que j’aille rejoindre des garçons pendant la nuit.

Source Pinterest
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Et puis, un jour, la porte s’est ouverte toute grande, si bien que j’en suis restée abasourdie. Toi, que je trouvais si froid et distant,  toi qui ne laissais aucune émotion se hasarder à la surface de ta carapace, je t’ai vu pleurer sans pouvoir t’arrêter. Je t’ai vu garder les yeux rouges et gonflés toute une journée. Et manque de pot pour toi, j’en garderai la preuve toute ma vie. Oui, cette preuve que tu m’aimes est maintenant sous mes yeux dès que je feuillette l’album photo de mon mariage. Cette journée restera gravée dans ma mémoire à plus d’un titre. Et tu vois, papa, m’avoir montré tes sentiments d’une aussi flagrante façon, ce jour-là, a été le beau des cadeaux de mariage, un cadeau que je n’espérai plus, mais que j’ai reçu le cœur grand ouvert.

Merci à toi, car maintenant je sais…

Aimer n’est pourtant pas la mer à boire !

Source Pinterest
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Debout, fébrile, je te regarde.

La sincérité, l’innocence ne laissent place au jeu.

Touchée en plein cœur, je baisse ma garde,

Car qu’il est agréable te boire des yeux !

Assise, de tout mon être, je t’écoute.

Sur les épaules glisse mon étole.

Avec toi, je veux prendre la route,

Car qu’il est doux de boire tes paroles !

Couchée, seule et transie, je pleure.

Le bonheur, puis-je encore y croire ?

Sur mon corps, flotte encore ton odeur.

Aimer n’est pourtant pas la mer à boire !

Voici ma participation aux « Apéros Cosmiques »

de Aileza du blog Mes Billets Cosmiques.

Le thème :

« Vous avez carte blanche mais vous devez impérativement

utiliser le mot Boire, à un moment ou à un autre… »

Avec lui, ça n’a pas été le coup de foudre, mais…

Il était un des amis de mon frère. Il venait donc souvent le voir chez mes parents où je vivais en attendant de finir mes études, de trouver un emploi et prendre enfin les voiles pour vivre ma vie.

Il était gentil, sympa, mais souvent m’agaçait. Son humour m’horripilait. Ses blagues à deux balles, ses jeux de mots sur tout et n’importe quoi me laissaient de glace.

Quelques fois, (j’en ai honte aujourd’hui) je ne daignais même pas sortir de ma chambre pour venir le saluer. Seuls les appels répétés de ma mère exaspérée par mon impolitesse me faisaient descendre les escaliers et venir lui faire la bise. Et lui, toujours égal à lui-même, m’accueillait alors avec un large sourire, sans ressentiment aucun, prêt à m’envoyer une boutade de son crû pour essayer de me détendre, ce qui, soit dit en passant, avait le don de m’exaspérer encore davantage.

Côté physique, il n’avait rien de bien transcendant. Certes, il avait les cheveux bruns, les yeux marrons et la peau mate que j’appréciais, mais ses traits étaient on ne peut plus banales, il portait de vilaines lunettes, sa façon de se coiffer était d’un autre âge et il ne faisait que deux centimètres de plus que moi, autant dire qu’avec mes chaussures à talons je le dépassais la plupart du temps.

Issu d’une famille modeste, on aurait pu penser qu’il serait attiré par des études et un métier qui lui procureraient plus d’argent que n’en avaient ses parents. Mais non, inconnues de lui étaient les notions d’ambition, de carrière, et d’argent. Malgré ses capacités intellectuelles et manuelles, il s’était contenté d’un Bac + 2 et d’un petit boulot d’employé dans une grande surface.

Mais alors, si ce ne sont ni son humour, ni son physique, ni son compte en banque qui m’ont séduite, qu’est-ce qui a bien pu me rendre amoureuse de lui ? Comment a-t-il pu conquérir mon cœur ? Et bien, la réponse tient en un mot, mais pas des moindres :

GENEROSITE.

Il était un homme généreux. Généreux de son temps, de son énergie, de ses biens. Il ne comptait pas mais donnait avec largesse sans rien attendre, jamais, en retour. Il donnait et cela le rendait heureux. On aurait dit que son but, dans la vie, était de rendre les autres heureux, et il s’y attelait avec plaisir jour après jour.

Moi qui avais manqué d’amour, d’affection, d’attention, cette qualité qu’il manifestait naturellement m’a ému au plus profond de mon être et l’a transformé, à mes yeux, en l’homme le plus désirable, le plus séduisant et le plus riche de toute la terre. Comment ne pas être heureuse, ne pas connaître le bonheur auprès d’un homme prêt à s’oublier pour le bien-être de l’autre.

Alors voilà, avec lui, ça n’a pas été le coup de foudre, mais c’est tout doucement que je lui ai ouvert mon cœur attirée par sa générosité, cette absence d’égoïsme qui fait tant défaut aujourd’hui dans le monde. C’est cette qualité là, plus qu’une autre, qui fait que je l’aime.

Et vous, qu’est-ce qui vous attire chez un homme ?

Coup de foudre

5 ans de mariage, tu voulais marquer le coup…

Crédit photo Pinterest
Crédit photo Pinterest

Je me souviens de ce jour comme si c’était hier. Je crois que de tous nos anniversaires de mariage c’est bien celui-là qui m’a le plus marqué. Cela faisait 5 ans que nous nous étions dit « oui » devant Monsieur le maire, et tu as voulu me faire une surprise pour marquer le coup. Pourtant, tu savais pertinemment que je n’aimais pas trop les surprises. Perdre le contrôle, ne pas savoir comment réagir, avoir peur de l’inconnu étaient autant de démons qui me poursuivaient. Toutes mes angoisses ne t’ont pas refroidi, tu voulais me faire plaisir et tu m’as concocté un instant de vie d’une rare intensité.

Je me souviens c’était une belle journée de printemps, on supportait les manches courtes mais avec un petit pull sur les épaules, juste au cas où. Nous sommes montés dans la voiture, et là, tu m’as bandé les yeux. Ça je n’ai pas trop aimé, ne pas savoir ce qui se passait tout autour de moi, brrr quelle horreur ! Mais pour te faire plaisir, je m’y suis soumise malgré tout, je te voyais tellement excité et joyeux… Nous avons roulé une quinzaine de minutes et sommes arrivés à destination. En dévoilant mes yeux, j’ai découvert un petit terrain d’aviation niché entre deux montagnes sur lequel attendait un petit avion 4 places avec à son bord le pilote qui patientait.

Je me souviens que je souriais et te regardais tendrement, touchée par cette généreuse attention. Nous sommes donc montés à bord, avons mis des casques sur les oreilles, et nous nous sommes envolés pour une balade dans les airs. Qu’est-ce que notre région était belle vue d’en haut ! Je découvrais des lacs inconnus, je voyais des villages et des maisons toutes petites. C’était magique ! Quelle belle surprise tu m’avais fait là, pensais-je tout bas. Au bout de plusieurs minutes de vol, je pu apercevoir le village de ton enfance où vit encore ta famille. Je scrutais avec attention l’horizon pour voir si je n’apercevrais pas la maison de tes parents. Et je ne fus pas déçue, oh ça non, car non seulement je la vis, mais quand le pilote s’approcha plus près, quand il pencha son avion du côté où j’étais assise, quelle ne fut pas ma surprise quand je vis se dessiner sous mes yeux un cœur  immense avec inscrit à l’intérieur « 5 ans » ! Sur le terrain attenant à la maison de tes parents, avec des gros rouleaux de papier d’imprimerie, tu avais écrit amoureusement ce message. Et tes parents étaient là, juste à côté, guettant notre passage pour nous faire de grands signes nous souhaitant bon vol et un joyeux anniversaire de mariage.

Je me souviens avoir eu la gorge serrée et t’avoir souris à pleine dents, les yeux embués de larmes. Se sentir aimée était à ce moment là un sentiment comparable à une chaude couverture dans laquelle je serais venue me pelotonner, moi qui avais eu si souvent froid… Merci Chéri pour cet instant de vie précieux à mon cœur.

Cette promesse qu’elle garde au fond de son cœur…

Elle se souvient de ce jour-là avec une intense précision et les questions qui l’assaillirent alors viennent encore, de temps en temps, lui triturer l’esprit. Elle aimait tant ce rituel quotidien qui la rassurait, que lorsqu’il cessa il lui manqua cruellement, même si il ne la concernait pas directement.
Ce rituel quotidien, elle le revoit encore avec une netteté incroyable. Elle l’avait découvert le jour où elle avait discrètement suivi ses parents le long du couloir jusqu’à la porte d’entrée. Chaque jour, après le déjeuner, alors qu’eux, les enfants, étaient encore attablés devant leur dessert, son père et sa mère s’éclipsaient pendant quelques secondes pour s’embrasser tendrement avant de se séparer pour la journée.
Elle se rappelle qu’à la vue de ses parents ainsi unis, son cœur s’était mis à battre plus vite, ses joues avaient rosies, ses lèvres avaient esquissé un léger sourire et ses yeux lui avaient piqué. Leur moment d’intimité quotidienne la rendait heureuse.
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Mais vint ce jour-là, celui qu’elle aurait préféré ne pas voir se lever. Elle ne comprit pas immédiatement ce qui se passait. Son père était déjà dans le couloir que sa mère était toujours dans la cuisine. Elle la regarda s’attendant à la voir abandonner sa tâche pour le rejoindre. Mais, la bouche pincée, le visage fermé, sa mère resta là, avec eux, alors que la porte d’entrée se refermait sur son père qui allait travailler.
Ce jour-là, son ventre se mit à se tortiller, sa gorge se serra, et elle retint un cri. Après son moment de stupeur passé, elle leur chercha des excuses, se disant que le lendemain, tout rentrerait dans l’ordre, que la danse continuerait comme d’habitude.
Mais le lendemain, la musique ne retentit pas. Le rituel était bel et bien brisé. Et les jours suivant ne firent que le confirmer. Ce jour-là, la petite fille romantique qu’elle était perdit un peu de ses illusions, et se fit la promesse de toujours embrasser son Chéri quand il la quitterait pour la journée. 
Une promesse qu’elle a quelques fois du mal à tenir, mais qu’elle garde précieusement au fond de son cœur…