Se faire virer à cause de son mois de naissance…

Créditp photo Pinterest
Crédit photo Pinterest

L’anecdote qui va suivre est une expérience dont je me serais volontiers passée, mais qui m’a réellement poussée à la réflexion quant à l’influence que peuvent avoir certaines croyances sur nos comportements.

 

Il y a quelques années, par soucis de réduire mon temps de travail, réduction que je me voyais régulièrement refuser par ma direction, je souhaitais changer de travail.  Un jour que je faisais du lèche-vitrine, une vendeuse, que je connaissais un petit peu pour avoir été acheté quelques bricoles dans sa boutique, sortit de celle-ci et me rejoignit  dehors, sur le trottoir. Un grand sourire aux lèvres, elle me dit à mon plus grand étonnement :  » Bonjour, je voulais juste vous dire que si cela vous intéresse nous sommes à la recherche d’une vendeuse à mi-temps. « 

 

Franchement, je n’en revenais pas ! Sans avoir jamais parlé à cette vendeuse de mes projets de réduction de temps de travail, voilà qu’elle me proposait peut-être une solution. Après en avoir bien discuté, rendez-vous fût pris pour rencontrer la responsable des ressources humaines de cette chaîne de magasins. L’entretien se passa à merveille et je décidais donc de donner ma démission et de commencer mon mois d’essai dans cette nouvelle boutique, mois d’essai qui ne devait être qu’une simple formalité.

 

Pendant les trois premières semaines, tout se passa vraiment très bien. Nous étions trois vendeuses à travailler dans la bonne humeur. On riait, on travaillait, on rangeait… dans une entente parfaite. On me fît totalement confiance en me laissant diriger seule la boutique, de l’ouverture à la fermeture, quelques jours par semaine.  Et puis tout bascula…

 

Un jour que je discutais avec la vendeuse qui m’avait proposé le poste, celle-ci m’interrogea sur mon mois de naissance. Elle souhaitait savoir de quel signe du zodiaque j’étais. Bien que je ne m’intéresse pas à ce genre de choses, je lui répondis en lui donnant mon mois de naissance. Et là, je la vis blêmir et l’entendis me dire que nous n’étions pas faîtes pour nous entendre toute les deux. Je lui faisais répéter, ayant cru avoir mal compris. Mais non, elle était en train de me faire comprendre que nos deux signes astrologiques étaient incompatibles à une bonne entente. Je croyais rêver…

Crédit photo Pinterest
Crédit photo Pinterest

 

Mais je ne rêvais pas, et le lendemain m’en apporta la sombre confirmation. Elle s’était métamorphosée en une collègue de travail tyrannique. Elle se mit à mal me parler, à critiquer mes moindre faits et gestes, à me faire des reproches infondés… Et son regard à mon égard avait tellement changé que je ne la reconnaissais pas. Les jours qui suivirent furent intenables, j’étais en plein désarrois. Et puis, elle m’annonça qu’elle avait demandé à la responsable du personnel de venir.

 

Pour moi ce ne fut pas un problème, je continuais à bien faire mon travail, comme à mon habitude, sous les yeux de la responsable. Je m’occupais bien des clientes si bien que l’une d’elles m’offrit même un généreux pourboire, geste totalement exceptionnel dans ce genre de boutique. La responsable n’en revenait pas et me dit de le garder pour moi. A la fin de la journée, elle m’invita à discuter dans son bureau. 

 

Comme je m’y attendais, elle m’apprit qu’elle était venue à la demande de ma collègue insatisfaite de mon travail. Mais à mon grand soulagement, je me rendis compte qu’elle n’était pas dupe. Pour elle, ses reproches étaient totalement infondés, j’étais une excellente vendeuse qui subissait la haine et la jalousie de sa collègue. Mais je tombais quand même de haut quand elle me dit :  » A mon grand regret, je ne vais pas pouvoir vous embaucher après votre mois d’essai. Vous comprenez bien qu’on ne peut se séparer de notre vendeuse qui est là depuis plusieurs années et, en même temps, on ne peut vous garder étant donné la mauvaise ambiance qu’il y a entre vous.  » Je comprenais, mais j’avais la gorge serrée et mal au ventre. Je trouvais cela d’une injustice tellement flagrante ! La responsable était sincèrement désolée de ce revirement de situation si soudain, mais ne pouvait, à son sens, agir autrement. Je me retrouvais donc sans emploi…

 

Heureusement, dans le mois qui suivit je retrouvais un travail, mais cette expérience m’a vraiment bouleversé et m’a fait réfléchir sur l’influence que peuvent avoir certaines croyances comme celle dans les signes du zodiaque. Si elle n’avait jamais su mon mois de naissance, aurions-nous été bonnes amies ? Je le pense sincèrement… Je trouve donc vraiment dommage de laisser ce genre de chose diriger sa vie et son cœur…

 

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Publicités

Ce que m’a appris la plus grande honte de ma vie…

Ding dong !
La porte du magasin de meubles s’ouvre sur le premier client de la journée.
Avec un large sourire, la vendeuse qui commençait à s’ennuyer s’avance vers lui.
 » Bonjour Monsieur.
– Bonjour Mademoiselle.
– En quoi puis-je vous être utile ?
– Oh, je viens chez vous à tout hasard… Je cherche un mouton à 5 pattes.
– Un bouton à 5 pattes (comprenez un bouton de meuble à 5 pattes de fixations) ! Oh mais si, on va bien vous trouver ça ! Venez, asseyez-vous au bureau, je vais chercher mes catalogues de pièces détachées. « 
Et sous les yeux éberlués du client, la voilà partie à la recherche de ce bouton à 5 pattes.
Elle rejoint le client quelques instants plus tard avec une pile de catalogues sous les bras.
 » Bon, avec tout ça, on va bien vous dénicher le modèle de bouton dont vous avez besoin. Ah, tenez, que pensez-vous de ce modèle ? Pensez-vous qu’il irait bien sur votre meuble ?
– Non, je ne pense pas.
– Bon, ce n’est pas grave, continuons. « 
Photo La Verrerie du Futur
Et elle va chercher encore et encore jusqu’à ce que le client étonné et maîtrisant un sourire lui dise :  » Je vous remercie, Mademoiselle, d’avoir essayé de m’aider. Mais je trouverais peut-être ça ailleurs.
– Je suis vraiment désolée de ne pas avoir pu trouver ce que vous recherchez, Monsieur. Je vous souhaite une bonne journée. Au revoir. « 
Ding dong !
La porte du magasin de meubles se referme sur le dernier client de la journée.
Tout d’un coup, son chef est à ses côtés et lui dit :  » Dis donc, tu es sûr d’avoir bien entendu ce que te disait le client ?
– Oui, il cherchait un bouton à 5 pattes de fixations pour son meuble.
– Un bouton ?! Tu es sûr ?
– Mais oui, pourquoi tu insistes comme ça ?!
– Non, parce que moi, de mon bureau, j’ai entendu un mouton à 5 pattes.
– Un mouton à 5 pattes ? Pff, n’importe quoi !
– Pourquoi, tu n’as jamais entendu cette expression ?
– …
– Quelqu’un qui recherche un mouton à 5 pattes recherche en fait quelque chose d’extrêmement rare, voire d’impossible à trouver. Et toi, tu es partie tête baissée sur cette idée de bouton sans même écouter ce que le client avait à dire. Et lui, il t’a laissé faire. Il a dû bien se marrer intérieurement. En tout cas, moi, j’étais mort de rire avec les gars, derrière.
– Non, ce n’est pas vrai ! Je ne peux pas le croire ! C’est trop la honte… Mais pourquoi le client ne m’a rien dit et m’a laissé faire ? Je suis dégouttée…
– Ce n’est pas grave, cette expérience t’apprendra à écouter davantage les clients et peut-être même à reformuler leur question pour être sûr de bien la comprendre.
– Ah ça c’est clair, je ne m’y ferais pas prendre 2 fois…
Cette petite anecdote qui m’est arrivée dans les toutes premières années de ma vie active reste gravée dans ma mémoire. Aujourd’hui, quand je la raconte, j’en rigole, mais sur le coup, cette expérience m’a donnée la honte de ma vie. Comme quoi il vaut mieux être 

plus prompt à entendre qu’à parler…

Mélancolie autour d’une rentrée scolaire

En cette matinée de septembre, le temps s’est rafraîchit. Le ciel est bas, quelques gouttes de pluie viennent s’écraser sur la chaussée. Par la vitre de sa voiture, elle regarde une feuille d’érable légèrement jaunie virevolter au gré du vent.
Au détour d’une rue, elle s’arrête soudain pour laisser traverser quelques piétons. Elle n’a pas besoin de les observer bien longtemps pour savoir qui ils sont. Tandis qu’ils se dirigent vers l’imposant établissement qui fait le coin de la rue, ils réveillent en elle d’agréables souvenirs pas si lointains. Des souvenirs qu’elle aimerait moins teintés de mélancolie. Car en ce jour de rentrée scolaire, ces étudiants reprennent le chemin du lycée alors que, pour la première fois de sa vie depuis 17 ans, elle, elle ne fera pas sa rentrée.
Depuis quelques mois, elle ne fait plus partie du monde des étudiants. Maintenant qu’elle a réussi son bac et son BTS, qu’elle vient de décrocher son premier boulot, elle est entrée dans la vie active. Bien sûr, elle est contente de sa situation, les choses ont plutôt bien tournées pour elle. Mais voilà, elle aimait la rentrée scolaire. Elle aimait cette fébrilité, cette excitation empreinte d’appréhension qui faisait de ce jour, un jour unique dans l’année, un jour tout-à-fait spécial, plein de surprises bonnes ou mauvaises. C’était le jour où toutes ses interrogations de l’été trouvaient une réponse :  » Quels professeurs aurais-je ?  »  » Serais-je avec ma meilleure amie ?  »  » Quel sera mon emploi du temps ?  »  » Combien serons-nous dans la classe ?  » Elle aimait retrouver ses amis et les écouter raconter leurs souvenirs de vacances.
Crédit photo Pinterest
Brusquement, un klaxon vient la tirer de ses songes. Les piétons ont traversé, la voie est libre. Elle appuie donc sur l’accélérateur et se met à rouler en direction du bureau. Regardant l’heure, elle se dit qu’elle doit se dépêcher si elle ne veut pas arriver en retard. Elle sait que beaucoup de travail l’attend et qu’elle aura bien besoin de ses 8 heures de travail pour en venir à bout.  » En fait, rien n’a vraiment changé, se dit-elle, il faut toujours se lever tôt le matin, arriver à l’heure, faire son travail le mieux possible, profiter de quelques pauses entre connaissances… Si, ce qui a changé c’est qu’elle passe plus de temps en tailleur-pantalon et escarpins qu’en jean-baskets, que le nombre de jours de vacances a diminué et qu’elle n’a plus de devoirs à faire en rentrant le soir… « 
Arrivée à destination, elle se gare, prend son sac et s’avance prestement vers le bureau. En entrant, une de ses nouvelles collègues lui dit avec un large sourire :  » Tu veux un café ? J’ai apporté des croissants, ce matin !  » Alors, elle sourit à son tour et se dit, qu’après tout, la vie active n’est pas si mal non plus…

Travailler pour vivre et non vivre pour travailler

Une journée de novembre magnifique
Ce matin déjà, en voyant les rayons du soleil inonder les pièces de la maison,
je me suis dit que la journée promettait d’être particulièrement agréable.
Quel plaisir d’ouvrir grand les fenêtres, afin de respirer l’air vivifiant de la campagne !
Le soleil me donne toujours du coeur à l’ouvrage, j’en ai donc profité…
Et puis, une envie de balade m’a prise et sitôt le repas de midi avalé, en pull, jean et baskets,
nous voilà partis, mon mari et moi, pour une petite heure de marche.
En sortant de notre lotissement, nous nous retrouvons très rapidement sur de petits chemins qui serpentent à travers des champs où habituellement  paissent tranquillement des chevaux.
Aujourd’hui, nous n’en rencontrerons qu’un…
Un banc surplombant la vallée nous invite bientôt à nous prélasser au soleil, 
jambes allongées, yeux fermés, le visage offert au soleil…
Et puis, rassasiés d’oxygène, nous reprenons la route du retour,
les yeux brillants, le sourire au lèvres, et les joues roses.
Arrivés à la maison, nous nous asseyons autour d’un verre et papotons
Mais me direz-vous, nous sommes jeudi, un jour de semaine,
comment se fait-il que nous ne sommes pas au travail ?
Et c’est là où réside toute la beauté de l’histoire
Il y a quelques années de cela, mon mari et moi avons pris une décision
qui a bouleversée notre quotidien :
travailler pour vivre et non vivre pour travailler.
Certes, nous savions que nous courrions alors le risque
de passer pour des extra-terrestres
aux yeux des personnes pour qui le travail est un accomplissement en soi.
Mais nous étions prêts à sortir de ces cases
dans lesquelles le système dans lequel nous vivons veut nous faire entrer de gré où de force.
Oui, nous n’en pouvions plus d’être constamment
pressés, surmenés, débordés, surchargés…
Combien de fois, nous sommes nous croisés dans les escaliers,
nous souhaitant une bonne journée, mon mari rentrant du travail, moi m’y rendant ?
Non, ce n’était plus possible !
Ce n’était pas ainsi que nous imaginions la vie de couple, la vie de famille
Alors prenant notre courage à deux mains,
nous avons revu nos priorités,
opéré des changements en réduisant, entre autres, notre temps de travail,
désireux de trouver un meilleur équilibre entre
d »une part le travail et d’autre part la vie de famille, le repos, la détente…
Nous étions déterminés à ne plus avoir un mode de vie essentiellement basé
sur le travail et la consommation.
Non, la vie est trop précieuse.
D’ailleurs, a-t’on déjà entendu une personne sur son lit de mort dire :
« Ah, si seulement j’avais passé plus de temps au travail !  » ?
Et puis, il est de notoriété publique que le surmenage chronique est la source de bien des maux :
– dépression,
– épuisement,
– stress,
– maladies cardiaques,
– obésité,
– relations tendues,
– accidents du travail,
– burn out…
Non, vraiment rien ne nous fera revenir sur cette décision.
Quelques fois, il faut savoir sortir des chemins battus…