Une caresse sur mon bras

Ce matin, 9 h 30, rendez-vous pour passer un scanner de contrôle. J’étais fébrile, comme à chaque fois. L’angoisse des résultats. Et puis, cet appareil que je déteste, qui passe au-dessus de ma tête et de mon corps, qui fait du bruit, qui me déshabille, cette seringue dans mon bras et ce produit dont je sens la chaleur dans la moindre de mes veines. C’est drôle, je peux même suivre son parcours, du pli de mon coude, à mes cuisses en passant par ma gorge. Drôle de sensation. « Vous allez avoir l’impression de vous faire pipi dessus, mais ne vous inquiétez pas, ce ne sera pas le cas », m’avait prévenue l’infirmière, la première fois. 4 ans plus tard et moult examens du même type, j’ai l’habitude, cela ne me surprend plus.

Mais, je ne le supporte plus cet appareil. Il est moche et bruyant, il m’oppresse, fait battre mon cœur trop vite, me fait des picotements dans les doigts. J’y suis devenue allergique. Avant l’examen, j’ai prévenu l’infirmière de mes angoisses, de mon ressenti. J’avais un peu honte. Comment une grande fille comme moi ne pouvait-elle pas passer cet examen de routine sans faire sa chochotte ! Mais cette jeune et jolie infirmière m’a écoutée avec attention. J’ai même cru discerner dans son regard un peu de compassion. Elle a pris mes sentiments au sérieux et a eu des paroles rassurantes et apaisantes. Il ne m’en fallait pas plus pour reprendre de la vigueur.

Je me suis donc soumise à cet examen. J’ai fermé les yeux pour ne pas voir l’appareil me fondre dessus, j’ai essayé de me représenter allongée, au soleil, sur ma plage préférée. Et quand l’appareil s’est mis à vrombir, je me suis imaginée dans un avion, prêt au décollage, m’emportant loin, très loin de la misère du monde. Mais les picotements dans les doigts étaient là, discrets, mais bien présents, les battements de mon cœur, plus rapides, précipitaient ma respiration. J’avais beau essayé de m’extraire de cette chambre aux murs froids par des visions enchanteresses, une partie de moi restait, là, bien éveillée et consciente de la réalité.

C’est alors que je l’ai senti, aussi légère qu’une brise d’automne, allant et venant doucement. Une caresse sur mon bras. J’ai d’abord cru qu’elle était le fruit de mon imagination, mais non, cette main, ce geste était bien réel. Un geste qui se voulait rassurant, apaisant et qui a atteint son but, me mettant presque larme à l’œil, touchée en plein cœur par ce petit acte d’humanité. L’examen a pu se poursuivre sans encombre et c’est le cœur plus léger et le sourire aux lèvres que je me suis remise sur les pieds.

Comme quoi il ne faut pas grand chose parfois pour redonner le sourire, pour calmer les angoisses, pour apaiser les cœurs meurtris par la vie. Il suffit d’une caresse sur le bras.

Merci à cette gentille infirmière qui a su compatir devant ma faiblesse et m’apporter le soutien dont j’avais besoin au bon moment.

Source Pinterest
Source Pinterest
Publicités

Moi, aspirateur à émotions ou hyperempathe

Je connaissais l’empathie mais je découvre aujourd’hui l’hyperempathie. Et peut-être ai-je enfin mis un mot sur plusieurs de mes maux…

Il y a quelques semaines, j’expliquais à un ami combien il m’est difficile de prendre du recul devant la détresse et la souffrance d’autrui – en particulier, celles de mes proches et amis – combien je ressens leurs émotions, leurs maux comme si ils étaient miens. Je lui disais qu’il m’arrive même parfois de ressentir leur douleur.

Pour exemples, il me suffit de voir un proche ou un ami avec un bouton de fièvre ou herpès labial – dont je souffre occasionnellement – pour que, le lendemain, je me réveille avec un bouton ! Il suffit que ma mère se plaigne d’un très grand mal de tête au téléphone pour que, le lendemain, je me lève avec une migraine  ! Tiens, la dernière fois, j’appelle une amie qui venait de se faire hospitaliser. Complètement déprimée, les sanglots dans la voix, elle m’explique qu’elle souffre atrocement du dos, que c’est insoutenable. Le lendemain, devinez dans quel état je me retrouve ?! Je me lève avec le dos coincé !

Donc, après avoir raconté ces anecdotes à mon ami, voilà qu’il s’exclame : « Ah ! Mais ce genre de comportement porte un nom… Je crois bien que c’est de l’hyperempathie ! » De l’hyperempathie ? Première fois que j’entendais ce mot. Alors, sitôt rentrée à la maison, j’ai fait quelques recherches sur le net, et j’ai trouvé quelques articles intéressants sur le sujet…

Ce terme est employé par Gérard Apfeldorfer, médecin, psychiatre et psychothérapeute dans son livre « Je mange donc je suis ». Il désigne une hypersensibilité aux stimuli physiques et mentaux, ce qui entraîne une amplification de certains phénomènes dans son propre corps et mental.

Un hyperempathe peut ressentir de la peur, des maux de ventre, des angoisses, de la culpabilité alors que ces douleurs, ces émotions ne sont pas les siennes. Il s’approprie celles des autres.

Source Pinterest
Source Pinterest

Quelques caractéristiques :

  • On dit de lui qu’il est une véritable éponge, qu’il est très intuitif.
  • Sans qu’il sache pourquoi, il peut d’une minute à l’autre passer d’un état de bien-être à un état de déprime complet.
  • Comme l’empathe, l’hyperempathe attire les gens et les animaux sans le vouloir. Ça pour attirer les gens, je les attire… Les animaux, je n’en ai pas, mais le chat des voisins passe plus de temps chez moi que chez ses maîtres !
  • Il aime la danse, le théâtre… Le théâtre, je ne sais pas trop, mais alors la danse je dis OUI !
  • Il ne supporte pas les scènes de violence même dans les médias. Alors ça c’est vrai ! Il m’arrive même, quelques fois, de ne plus pouvoir lire le journal ni regarder les informations à la télévision. Quand je regarde un film, je ferme les yeux devant les scènes de violence. Je n’ai jamais vu de films d’horreur. Les drames, qu’ils soient fictifs ou réels, me font très vite monter les larmes au bord des yeux.
  • Il n’aime pas les lieux publics bondés de monde car il ressent beaucoup trop les émotions qui l’entourent. J’évite les grandes surfaces, mais fais mes courses dans de petits magasins et, bien souvent, entre midi et deux pour qu’il y ait le moins de monde possible. Je ne pourrais pas assister à un concert ou à un match…
  • Il est très expressif, parle ouvertement et avec franchise. Parler est pour moi libérateur, un moyen d’évacuer un trop plein d’émotions. Mon blog humeur est sans aucun doute un des moyens que j’utilise pour ce faire !
  • Il est très sensible aux paroles des chansons. Est-ce pour cela que je préfère les chansons françaises, les chansons à textes ? Certainement… Selon mon humeur, elles peuvent me transporter de joie comme me faire totalement déprimer. Je les ressens dans mes tripes, elles peuvent me donner des frissons, me faire pleurer…
  • Il est très à l’écoute des autres ce qui peut générer une très grosse fatigue. Oui, j’aime écouter les gens. Souvent, je suis surprise que des gens que je ne connais pas me racontent leur vie, leurs problèmes. Je préfère écouter que parler de moi (enfin, à part dans mon blog, où je parle davantage de ma petite personne ;-)) Mais écouter les problèmes des autres avec compassion, se mettre à leur place, s’approprier leurs émotions me fatigue beaucoup, cela me vide de toute mon énergie. Il m’est arrivé de devoir me coucher après la visite d’une amie déprimée qui avait besoin d’encouragements…
  • Il aime la nature, être à l’extérieur. Il recherche la solitude et la tranquillité. Il aime aussi rêvasser, regarder le vide.
  • Il déteste le narcissisme et l’égoïsme qu’il ne comprend pas. C’est vrai que j’ai beaucoup de mal à rester en présence de ce genre de personnalités, en général, je les fuis.
  • Il remarque davantage les points positifs des autres que les siens. Est-ce pour cela que j’ai du mal à accepter les compliments, que je ne sais comment réagir face à eux ? Je me souviens de mon premier entretien d’embauche, quand on m’a demandé de citer mes 3 points forts, j’ai été incapable de répondre ! Heureusement, malgré tout, j’ai été embauché…
  • Il est doux, romantique, non violent, pacificateur… Oui, on m’a souvent parlé de ma douceur, même au travers de mes écrits, sur le blog. Pour le romantisme, je suis d’accord aussi, une véritable fleure bleue ! Quant à la violence, je serais bien incapable de faire du mal à une mouche, et je déteste les conflits. J’aime régler les problèmes le plus tôt possible, si possible dans l’heure, ou la journée. J’ai besoin d’avoir l’esprit tranquille, non tourmenté.
  • Puisque le siège des émotions se situe au niveau du plexus solaire, je ne suis pas étonnée d’avoir presque quotidiennement une sensation douloureuse à son niveau, ainsi que des troubles digestifs récurrents.
  • Et enfin, un dernier point que j’ai noté parmi tant d’autres, l’empathe, comme l’hyperempathe, a tendance à prendre du poids, même sans excès, et à développer des addictions censées former une protection contre les énergies négatives.

L’hyperempathie est encore mal connue. Peu de choses ont été écrites à son sujet. Des études tendent à démontrer qu’elle serait due à une forte concentration de neurones miroirs. A suivre…

Et vous, vous retrouvez-vous dans quelques uns de ces points ? Si oui, lesquels ?

Tu me dis que te couper, c’est comme pleurer…

Depuis que je sais, j’ai mal. Je suis si triste devant ta si grande souffrance affective. Mais merci, merci de ta confiance, merci de m’en avoir parlé.

Tu sais, tu pourrais être mon fils. Je t’ai vu grandir et devenir adolescent. Aujourd’hui, tu as 15 ans et, malheureusement, je ne t’ai jamais senti si mal dans ta peau.

Est-ce le fait de ne jamais avoir connu ton père, tes relations houleuses avec ton frère, le manque d’attention de ta mère qui te rendent si triste ? Tu me dis que cela y contribue mais que ce n’est pas le pire. Non, pour toi, le pire c’est toi.

Source Pinterest
Source Pinterest

Tu ne t’aimes pas. Tu n’aimes pas ton corps qui a grandit si vite. Tu le trouves trop grand, trop maigre, trop blanc. Et tes oreilles, tu aimerais tellement les cacher. Et puis, au lycée, on ne peut pas dire que les choses se passent bien. Tu te sens si solitaire, tu as du mal à te faire des amis, et souvent on se moque de toi.

Oui, tu te sens nul, tu te dégoûtes.

Ta tristesse, puis ton impuissance et enfin ton désespoir te dépriment et te mettent en colère. Toutes ces émotions négatives te submergent parfois à un point tel que tu en viens à te faire du mal, vraiment mal. Tu me dis que te couper, c’est comme pleurer, que ça te soulage, qu’après tu te sens plus léger comme débarrassé d’un poids.

Source Pinterest
Source Pinterest

En fait, à choisir, tu préfères la souffrance physique que la souffrance affective parce qu’elle te fait oublier pour quelques instants ton désespoir. Par elle, tu exprimes ce que tu n’arrives pas à exprimer par des mots.

J’avais entendu parler de l’automutilation, de la scarification. Je savais que certains jeunes se blessent volontairement, en secret, puis honteux cachent soigneusement leurs cicatrices. Cependant, jamais je n’aurais imaginé que ce mal te toucherait.

Mais je suis contente que tu ais eu le courage de m’en parler. A deux, on est toujours plus fort. Alors, quels conseils j’aimerais te donner ? D’abord, je pense que ta maman devrait être au courant. Et puis, il serait bien d’en parler aussi à ton médecin. Il t’aidera à maîtriser tes émotions négatives, à lutter contre le sentiment de ne rien valoir. Essaie de porter un regard plus équilibré sur toi-même en ne te focalisant pas sur tes défauts mais en voyant aussi tes qualités. Et quand tu ne vas pas, appelle-moi, n’hésite pas, quelque soit l’heure.

J’en suis sûre, tu vas t’en sortir. Demain, ça ne sera plus qu’un mauvais souvenir…

Source Pinterest
Source Pinterest

Je dis non au burn-out !

« Elle a fait un burn-out », « Il souffre du syndrome d’épuisement professionnel », « Je vais finir par craquer », « Mon travail me consume à petit feu »… En ce moment, autour de moi, ces phrases reviennent régulièrement. Mais que se passe-t-il donc ? Qu’est-ce que le « burn-out » ? Comment en arrive-t-on à ce stade ? Quelles pourraient être les solutions ? Ce sont autant de questions que je me pose aujourd’hui.

Ce mot anglais « burn-out » signifie « se consumer de l’intérieur » et il porte bien son nom…

Ses symptômes

* épuisement permanent

* sentiment d’impuissance

* profonde insatisfaction

* perte de motivation à l’égard du travail

* moins productif

* dépression…

Ses causes

* trop de responsabilités

* trop de stress

* trop de fatigue

* trop de travail

* trop de pressions

* trop d’injustices

* trop d’engagements…

Ses solutions

* Et si on revoyait nos priorités dans la vie. Certains font passer le travail avant toute autre chose, mais est-on obligé de faire de même ? Si pour nous, les choses les plus importantes sont la famille et la santé, pourquoi laisser le travail les abîmer ? Pourquoi les sacrifier pour de l’argent ? C’est vrai, de l’argent, il en faut, on est tous d’accord, mais combien nous en faut-il vraiment ?

* Et si on allégeait notre vie. On vit dans un monde de consommation qui nous fait croire que le bonheur dépend de la grosseur de notre portefeuille. Mais est-ce vraiment le cas ? Une vie plus simple est-elle incompatible avec la notion de bonheur ? Pourquoi ne pas faire l’essai :

– en apprenant à se contenter de ce qu’on a

– en faisant la différence entre besoin et désir

– en revoyant notre train de vie et notre budget

– en réduisant notre temps de travail

– en demandant un allègement de notre charge de travail

– en changeant d’emploi

– en réduisant nos dépenses

– en évitant de faire des crédits

– en apprenant à dire non…

* Et si on se ressourçait. Prendre le temps de se reposer et de se détendre est vraiment essentiel ! On n’est pas obligé d’être productif 24h/24h ! Et puis, arrêtons de penser qu’on est ce que nous faisons dans la vie ! Je reste convaincue que notre identité et notre valeur ne dépendent pas de notre travail. Alors relativisons le rôle du travail dans notre vie.

Et vous, quelle est votre relation au travail ? Pensez-vous qu’il soit utopique de penser que l’argent ne fait pas le bonheur ? Avez-vous d’autres astuces pour éviter le burn-out ?

Source pinterest
Source pinterest

Quand une belle plante veut ressembler à une crevette…

Une fillette fait un malaise en cours de sport.

Une fillette voit ses cheveux s’affiner et tomber.

Une fillette manque de concentration et peine à apprendre ses leçons.

Une fillette refuse de manger son dessert et son goûter.

Toutes les quatre ont entre 10 et 12 ans et ont un point commun :

elles ont commencé un régime…

Source Pinterest
Source Pinterest

Sont-elles obèses ? Non. Rondouillettes ? Même pas.

Alors pourquoi ? Pourquoi ces préadolescentes se préoccupent-elles déjà de perdre du poids ? Pourquoi si jeunes entrent-elles dans cette sphère infernale de privations ? Pourquoi voudraient-elles empêcher leur corps de se développer normalement ? Pourquoi prennent-elles le risque de développer un trouble de l’alimentation ?

Ces fillettes, qu’on pourrait qualifier de belles plantes, de filles bien plantées, se sont mises en tête, ou bien d’autres personnes s’en sont-elles chargées, de ressembler aux crevettes. Oui, vous savez les crevettes, ces fillettes ultra fines et menues, sans aucune forme.

Mais les belles plantes ignorent deux choses importantes. Premièrement, c’est que, bien souvent, les crevettes adoreraient avoir leurs jolies formes. Et deuxièmement, c’est qu’en général, les belles plantes s’affinent vers l’âge de 15 ans quand les crevettes commencent à s’arrondir un petit peu à leur tour.

En fait, c’est juste une question de timing ! Chaque chose arrive en son temps. Les crevettes n’ont pas besoin de se gaver pour prendre quelques kilos et les belles plantes n’ont aucunement besoin de se priver pour s’affiner. Comme la chenille se métamorphose en un beau papillon le moment venu, ces fillettes, qu’elles soient crevettes ou belles plantes verront bientôt leur tout nouveau corps s’épanouir. Et tout comme on ne peut brusquer ou même influer sur la transformation de la chenille, on ne peut non plus soumettre de force son corps en plein éclosion.

Personnellement, je pense que faire un régime n’est donc pas nécessaire à ces jeunes filles et pourrait même se révéler dangereux pour leur santé. Cependant, rien ne les empêche d’avoir une alimentation plus variée et équilibrée, de boire moins de sodas, de manger moins de bonbons, mayonnaise, ketchup… Elles ne s’en porteront que mieux et deviendront de belles jeunes femmes avec tout ce qui faut où il faut…

Et vous ? Pour ou contre le régime chez les préadolescentes ?

Chacune le sien. Pas de jalouse.

La brune, la blonde et la châtaine. Trois, elles étaient trois. Un vrai trio de choc ! On aurait pu les appeler « Les trois drôles de dames » tellement elles étaient différentes les unes des autres. Mais elles se complétaient à merveille.

La brune était la plus âgée mais aussi la plus sportive et la plus rigolote. C’était elle qui mettait l’ambiance et qui faisait que la vie était légère et pleine de rebondissements.

La blonde, elle, était la plus coquette. Rêveuse, toujours le nez dans ses bouquins, les deux autres peinaient parfois à l’en extirper. Elle apportait au trio un peu de douceur et d’apaisement.

Source Pinterest
Source Pinterest

Enfin, la plus jeune, la châtaine au visage constellé de tâches de rousseur était la plus émotive. Toujours angoissée par ses futurs résultats scolaires, qui se révélaient d’ailleurs toujours les meilleurs des trois, elle avait souvent besoin d’être rassurée quant à ses capacités.

Etre ensemble était leur plaisir. Qu’elles rient, rêvent ou pleurent, elles formaient un front uni face à cette grande et belle aventure qu’on appelle : la vie.

Devinez qu’elle fût la première à se marier ? La rigolote, la rêveuse ou l’émotive ? C’est la blonde rêveuse, celle qui attendait son prince charmant depuis le berceau ! Quelques années plus tard, la châtaine rencontra l’homme qui la rassurerait avec une patience infinie. Pour la brune, trouver l’amour se révéla plus compliqué. Les garçons l’aimaient pour son côté sportif et rigolo mais dépassaient rarement le stade de… l’amitié…

Sans surprise, pour son mariage, la blonde choisit ses deux amies pour témoins. La veille du jour J, c’est ensemble qu’elles passèrent sa dernière soirée de jeune fille célibataire, à manger des friandises tout en pleurant devant « Légendes d’automne » qui leur faisait découvrir un Brad Pitt éblouissant.

Au fil des années, prenant des chemins de traverse différents, leurs liens se distendirent, mais sans jamais se rompre complètement. Elles ne se virent plus que très épisodiquement. Mais elles étaient loin, mais alors, très très loin de se douter que chacune d’entre elles allait bientôt vivre une épreuve qui les rapprocherait de nouveau.

Cette épreuve surgit d’abord chez miss tâches de rousseur, ce qui, vous pensez bien, n’arrangea pas ses problèmes d’angoisse. Elle survint ensuite chez la rêveuse dont les doux rêves laissèrent alors leurs sièges aux hideux cauchemars, et enfin, chez la brunette qui vit sa joie de vivre fondre comme neige au soleil.

Oui, qui aurait pu deviner que ces trois amies d’enfance auraient un jour un point commun empoisonné ? Qui aurait pu savoir que ces trois trentenaires gourmandes de vie seraient l’une après l’autre atteintes d’un cancer ? Chacune le sien. Pas de jalouse. L’une de la tyroïde, l’autre du côlon et enfin du sein pour la dernière.

Source Pinterest
Source Pinterest

D’abord terrassées par la nouvelle, ensuite soulagées d’échapper à la chimiothérapie, elles se virent toutes les trois enlever un petit bout de mort.

Désormais, elles connaissent bien la contrainte et l’angoisse liées aux examens de contrôle, mais dociles, elles s’y soumettent malgré tout de bon gré, pressées de tourner cette page sombre, cette parenthèse sans saveur de leur vie.

Aujourd’hui, au détour d’une rue, on peut les rencontrer en train de bavarder autour d’une tasse de thé ou de café. Et si on s’approche un peu plus près, on peut même les entendre se confier leurs peurs et leurs interrogations. Pourquoi elles ? Pourquoi si jeunes ? Leur cancer aurait-il un lien avec la catastrophe de Tchernobyl survenue à l’époque de leur adolescence ? Mais non, c’est vrai, ce n’est pas possible puisque le nuage radioactif s’est arrêté à nos frontières, on ne craignait rien… Serait-il possible que certaines régions soient plus propices au développement de certains cancers ?

Oui, c’est dur d’avoir 30, 35 ou 38 ans et d’être touchée par une maladie mortelle. C’est dur de perdre son insouciance et de se dire que la vie ne sera plus jamais comme avant. Car pour toutes les trois, il y aura dorénavant un avant et un après cancer.

Mais bon, elles gardent leur optimisme car elles ont échappé au pire. Elles espèrent en un avenir meilleur pas seulement pour elles, mais pour tous ceux qui souffrent et gémissent sur leur lit de douleur…

Redac-transparent-turquoise

Cet article a été publié sur So Busy Girls sous le titre « Trois amies et un point commun empoisonné… »

Danser, un besoin vital comme manger ou boire !

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé la danse. Tout a commencé au son du tamouré, danse traditionnelle tahitienne. J’avais alors 1 an environ et j’habitais à Papeete, capitale de Tahiti. Ma maman m’a raconté qu’il suffisait que j’entende le son de la musique pour que je me mette à me trémousser, les bras en l’air et le sourire aux lèvres.

Un peu plus tard, en France, la petite fille de 8 ans que j’étais, était émerveillée par la danse classique que pratiquait sa meilleure amie. Je me souviens avoir été avec sa maman au théâtre pour la voir danser dans un ballet en chaussons et tutu roses. J’étais subjuguée… C’est à peu près à cette époque que j’ai dévoré une bonne dizaine de fois le livre de Linda Gray,  » Hélène ballerine « , qui retrace le parcours d’une jeune fille de 17 ans qui rêve de devenir danseuse professionnelle et qui, pour ce faire, va devoir affronter ses peurs et la jalousie d’une rivale prête à tout pour conserver la première place. 
Crédit Photo Pinterest
J’aimais aussi beaucoup les bals populaires pendant lesquels je regardais fièrement mes parents danser des rocks endiablés, des valses ou des slows. Dans un autre registre, je me souviens aussi des parades de majorettes que je pouvais voir passer de temps en temps près de mon quartier. 
Quelques années passèrent et je suis tombée amoureuse de la série télévisée Fame. Et puis, suivirent d’autres films tels que Dirty Dancing et Flashdance que j’ai beaucoup aimé. C’est environ à cette période que j’ai découvert le Modern-Jazz. Je n’en revenais pas, pendant un trimestre, en cours de sport, nous allions danser ! Moi qui n’aimais pas le sport, je peux vous dire que, là pour le coup, j’étais motivée ! J’ai d’ailleurs ressenti le même enthousiasme lors des cours de GRS (Gymnastique Rythmique Sportive) ! Je crois bien qu’à partir du moment où on évoluait au rythme de la musique le sport devenait pour moi mon terrain de jeu favori.
Aujourd’hui encore, je ne peux pas dire que je sois vraiment fan de sport, non. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, je vous disais ICI que pour bouger je préfère marcher, mais ce que j’aime par dessus tout c’est encore danser. Et cela Chéri l’a bien compris, et c’est pourquoi j’ai eu la surprise cette semaine de découvrir son dernier cadeau : le coffret Zumba fitness exhilarate 5 DVD + 2 Toning sticks maracas ! Je sais déjà que ce coffret ne restera pas longtemps au placard, ah ça non ! Je vais l’utiliser encore et encore et je peux vous dire que je ne vais pas avoir froid, à la maison, cet hiver !
A bien y réfléchir, je crois que la danse est pour moi un besoin vital, aussi vital que boire ou manger ! J’en retire de nombreux bienfaits, pour la santé, la forme mais aussi pour le mental. C’est fou, comme laisser la musique agir sur notre corps peut être une source de bien-être ! D’ailleurs, on se sent tellement bien après une séance que ça en devient addictif !
Et vous aimez-vous la danse ? Quelle sorte de danse pratiquez-vous ?