Ne pas déserter la vie, jamais !

Je pense, je dis... mais je ne fais pas toujours

On vit un peu, beaucoup, à la folie.
Et on meurt aussi.

On boit son café, les yeux plein de sommeil, quand ailleurs d’autres s’éteignent sans plus d’éveil.

Pourquoi le noir et le rouge quand on souhaite le blanc et le rose ?

Sentir ses tripes se tordre soudain sous la douleur de l’autre. Cet autre qu’on ne connaît pas mais dont on imagine sans mal la grande détresse.

Quand nos sourires s’effacent, quand nos larmes coulent et que nos cœurs battent trop vite. Quand la peur s’immisce en nous tel un poison. Eux aujourd’hui. Nous demain ?

Et pourtant y croire encore, toujours. Croire que l’amour peut tout emporter.

Rester courageux. Aller à un concert, boire un café en terrasse, prendre l’avion ou le métro, ne pas déserter la vie, jamais.

On se courbe sous la détresse comme le roseau plié sous la violence du vent, puis on se redresse de tout son être quand survient l’accalmie qu’on souhaite durable.

Et on réalise alors combien la vie est précieuse et qu’il ne faut pas la gaspiller. Que nos proches, nos amis sont nos biens les plus chers et qu’il faut en profiter tant qu’on les a. Leur dire qu’on les aime, là, maintenant, sans attendre. Se réconcilier, se rapprocher, se serrer dans les bras et s’embrasser pour vivre intensément et sortir ainsi victorieux de ce combat contre la terreur.

Ne pas s’inquiéter outre mesure pour demain, car demain est un autre jour et à chaque jour suffit sa peine…

Je vous embrasse très fort ❤

Une vie aux couleurs de l’arc-en-ciel

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Quelle sensation étrange…

A nouveau, laisser glisser ses doigts sur le clavier, caresser les touches et lentement presser les lettres pour voir se former des mots sur l’écran blanc.

Reprendre goût…

Timidement, écrire quelques phrases. Laisser s’échapper une impression, un ressenti. Observer l’envol de son état d’âme à travers la blogosphère et se sentir soulager.

Partager enfin…

Après des semaines de repli, se déployer doucement, s’ouvrir et attendre de voir ce qui se passe.

Se sentir en convalescence…

Mais peut-on se remettre de la vie comme on se remet d’une maladie ? Ne dit-on pas que la vie est un présent, un don précieux dont on doit prendre le plus grand soin ?  Alors comment pourrait-on se remettre d’un cadeau ? Et pourtant…

Pourtant, parfois, on dit aussi que la vie ne fait pas de cadeau. C’est vrai, il faut le reconnaître, elle n’est pas toujours rose. Elle serait plutôt aux couleurs de l’arc-en-ciel. Des teintes froides elle peut passer aux teintes plus chaudes et vice-versa.

En fait, je crois que c’est à nous de nous adapter à sa couleur du moment. Même si ce n’est pas la teinte qu’on préfère, on apprend à composer avec. Le plus important c’est de garder les yeux fixés sur ses prochaines couleurs, celles qu’on aime, celles qui viendront tôt ou tard égayer notre quotidien de chaleur et de douceur.

Car tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir…

J’ai toujours imaginé l’espoir en bleu. Or le bleu n’est pas très éloigné de la couleur grise. J’aime donc à penser que quelque soit la période sombre que l’on traverse, l’espoir est là, tout prêt, à portée de mains. Il suffit de bien régler son regard pour l’apercevoir, et attendre patiemment que le nuage se dissipe et qu’enfin la danse des couleurs reprenne !

Et vous, quelle est votre teinte du moment ?

 

 

 

La vie c’est comme une balade à vélo

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Est-ce moi ? Est-ce vous ? Est-ce nous ? Je ne sais… Mais depuis quelques semaines, je ressens comme un vent de lassitude, de morosité qui balaie la blogosphère. Peut-être me fais-je des idées…

J’ai l’impression que ce n’est plus tout-à-fait comme avant. Est-ce mon regard qui a changé ? D’un naturel optimiste, je me surprends à voir la vie pas si rose que ça, après tout. Je me pose trop de questions, je laisse des émotions négatives m’envahir au point de me renfermer dans une bulle imaginaire.

Une bulle si fragile, quand on y réfléchit. On croit se protéger en se coupant du monde, mais la réalité est tout autre. Car, on le sait, l’humain est un être de partage, un être social, qui a besoin de l’autre, pour qui l’échange est vital. Etre dans une bulle ne peut durer qu’un temps. Et quand on s’extirpe de ce refuge précaire, alors la réalité nous apparaît dans toute sa complexité. Sommes-nous alors assez armés pour y faire face ? Sommes-nous prêts à marcher, comme le ferait un funambule, sur ce fil tendu, cet équilibre si instable, qu’est la vie dans un monde en perpétuel mouvement ? Un monde qui peut nous faire pousser des ailes, mais nous les arracher aussi.

Et pourtant, c’est ce que nous faisons. Jour après jour, nous apprenons à rester en équilibre.

Enfants, nous faisions cet apprentissage sur notre tout premier vélo. Au début, il avait des roulettes pour assurer une certaine protection, et puis, avec le temps, les roulettes ont laissé place à notre dextérité. Nous avons connu les gamelles, les pleurs et les bosses, mais cela nous a-il empêché de continuer à rouler ? Non, bien sûr que non ! Et à nous, alors, les balades interminables, les cheveux au vent, l’air frais fouettant nos visages souriants !

Alors aujourd’hui, je me dis que la vie c’est ça, c’est une balade à vélo. Pendant de délicieux kilomètres, on roule, on roule, on roule… Et puis, parfois, un caillou, une pierre, une ornière nous font tomber. On se retrouve au sol, abasourdi. Ça fait mal. Mais resterons-nous là, au sol, seul et en pleurs ? Non, nous nous relevons, en reniflant, certes, mais nous nous redressons. Nous enfourchons notre vélo et avec précaution nous recommençons à rouler. Notre rythme sera doux et léger, un peu hésitant, et puis, au fil des mètres, nous reprendrons de l’assurance qui nous permettra d’atteindre notre vitesse de croisière. Et alors le sourire nous reviendra.

Tout bien considéré, je crois que je viens de chuter de vélo. Mon cœur saigne encore un peu. Debout, mais le pas incertain, je m’apprête à remonter en selle. J’aime trop faire du vélo pour laisser tomber…

Et pour vous, comment se passe votre balade à vélo ?

 

J’ai envie de vie

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J’ai envie d’embrasser.

J’ai envie d’ouvrir les bras.

J’ai envie d’aimer.

J’ai envie de parler tout bas.

*

J’ai envie d’amour.

J’ai envie de mots doux.

J’ai envie d’humour.

J’ai envie de bisous.

*

J’ai envie de liberté.

J’ai envie de mieux.

J’ai envie de sécurité.

J’ai envie d’heureux.

*

J’ai envie d’unité.

J’ai envie de tolérance.

J’ai envie d’humanité.

J’ai envie d’indulgence.

*

J’ai envie de joie.

J’ai envie de sourires.

J’ai envie de soie.

J’ai envie de rires.

*

J’ai envie de chants.

J’ai envie de danses.

J’ai envie de temps.

J’ai envie de chance.

*

J’ai envie de chaleur.

J’ai envie de rigolade.

J’ai envie de bonheur.

J’ai envie de limonade.

*

J’ai envie de légèreté.

J’ai envie de compliments

J’ai envie de futilité.

J’ai envie de vie tout simplement…

*

 

 

 

 

 

 

 

Je veux me sentir vivante !

D’habitude, la routine ne me fait pas peur. Son petit côté rassurant et réconfortant a un certain charme qui ne me laisse pas indifférente.

Mais, depuis quelques temps, je ressens comme un étau autour de ma gorge qui doucement se referme me laissant à peine loisir de respirer. Mes pieds sont comme pris dans de la glue dont je peine à m’extirper. La routine m’étouffe, m’attriste, me rend mélancolique…

Le temps passe si vite… La vie, telle une brume, apparaît et disparaît à une allure qui donne le vertige. J’aimerais tant boire la vie à pleine gorgée sans jamais m’arrêter.

Serait-ce si fou de tout plaquer pour d’autres horizons ? Me lever un bon matin et prendre la route avec l’homme que j’aime, sans savoir où aller, en laissant tout derrière nous, est-ce vraiment si utopique ?

Nous roulerions encore et encore vers des contrées encore jamais admirées, nous mangerions quand nous aurions faim, nous dormirions quand nos yeux se fermeraient, sans plus d’horaire, sans pression, sans contrainte.

Un abri pour dormir, des étoffes pour me vêtir, des aliments pour me nourrir, les bras de Chéri pour m’aimer, de quoi aurais-je encore besoin ? De mon smartphone ? Peut-être me manquerait-il au début, mais après ? De ma maison avec piscine ? Cette piscine qu’on utilise deux mois dans l’année sera vite oubliée, j’en suis certaine. De mon dressing ? Tous ces vêtements qui s’entassent et que je n’ai porté que quelques fois, une seule fois même, pour certains, me seraient-ils de quelques utilités ?

En y réfléchissant, je crois que seuls mes proches me manqueraient…

Se sentir vivante, vibrer, avoir le cœur qui bat la chamade devant un avenir tout neuf, voilà ce à quoi j’aspire aujourd’hui. J’en ai marre de cette vie bien réglée, sans surprise, sans saveur. Je veux plus de frissons, plus d’amour, plus de joies, plus de bonheur, plus de tout.

Sortir des sentiers battus, aller où personne ne va, ne pas suivre la foule, faire ce qu’il me plaît quand et où je veux. Ne jamais avoir de regret, ne jamais culpabiliser, ne jamais me retourner mais aller droit devant moi, le sourire aux lèvres, les yeux brillants, le cœur en fête, la tête dans les étoiles et, quand le jour viendra, mourir rassasiée de jours…

Source Pinterest
Source Pinterest

Notre vie accrochée par de fidèles petits aimants…

Un frigo. Blanc, inox ou de couleur, petit, moyen, grand, large ou étroit, un frigo, quel qu’il soit, s’avère être un élément banal mais essentiel dans la majorité de nos foyers. Il peut générer les pires sentiments comme les meilleurs. Par certains, il sera haït parce que source de gourmandises extrêmes, par d’autres, apprécié pour son utilité quotidienne. Dans tous les cas, un frigo ne reste qu’un frigo, à moins que… A moins qu’un jour tu n’ais décidé, grâce à de fidèles petits aimants, d’y apposer quelques photos…

Ces quelques photos ne sont pas n’importe quelles photos. Oh non, loin de là ! Ces photos sont des morceaux de ta vie, des instants précieux que tu ne veux jamais oublier, des personnes que tu chéris, des lieux que tu as aimés, des animaux qui te réconfortent. Ces photos, tu les as choisies avec soin. C’est avec le sourire et les yeux brillants que tu les as accrochées, là, sur cette porte qui te paraissait si froide et qui, maintenant, se teinte de couleurs de fête. Ta cuisine qui te semblait si aseptisée devint tout d’un coup vibrante d’émotion. C’est fou le pouvoir de ces quelques morceaux de papier !
Crédit photo Pinterest
Et as-tu remarqué comme elles attirent elles-mêmes comme des aimants toutes les personnes qui entrent dans ta cuisine, qu’elles soient tes amies ou simplement des visiteurs. Tout le monde aime regarder ces quelques clichés d’un autre temps ou parfois plus récents. Certains se plantent là devant ton frigo et y restent un bon moment sans parler. D’autres sont plus exubérants et avec des oh ! et des ah ! expriment leurs sentiments. Les enfants, eux, te noient de questions :  » C’est qui ? « ,  » C’était quand ? « ,  » J’étais déjà né ? « . D’autres encore, tels les livreurs de surgelés ou de pizzas, y jettent des coups d’œil furtifs pendant que tu cherches ta monnaie. Et quand à toi, ces photos sont sources de sentiments variés et parfois contradictoires. En les regardant, selon ton humeur du moment, tu sens ton cœur s’emballer de joie, ou bien la nostalgie pointer le bout se non nez.
Ces images tourbillonnent devant tes yeux à une allure folle ! Tu ne savais pas que le temps coure si vite qu’on ne peut le rattraper. Tu aimerais pourtant qu’il ralentisse sa course, qu’il puisse faire marche arrière, ne serait-ce que pour quelques minutes, histoire de revivre ce moment-là ou celui-ci ou encore cet autre que tu viens de redécouvrir caché derrière cette photo qui prend toute la place. Mais c’est peine perdue… Alors comme le temps qui passe remplace l’été par l’automne, tu te vois, toi aussi, remplacer certaines de ses photos par de nouvelles. Parce que ta nièce n’a plus 6 ans mais 10, que tu vas fêter tes 17 ans de mariage et non plus les 5, parce que ce petit chien repose au fond du jardin et que le nouveau fait pipi partout, et que ce paysage n’est pas aussi beau que celui admiré ces dernières vacances…
Ainsi va la vie, notre frigo, lui, l’a bien compris quand il sent la pression de ces fidèles petits aimants aller et venir au grès de nos vies…
Et vous, utilisez-vous ces fidèles petits aimants ?